Demain ... la retraite à 70 ans ?

samedi 15 novembre 2008
par  Communication Pcf 26

L’Assemblée Nationale vient d’adopter un amendement, déposé par l’UMP au cours du débat sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2009, repoussant l’âge limite de départ à la retraite à 70 ans, au lieu de 65 ans.

Cet amendement est à inscrire dans la continuité de la politique de casse des retraites initiée par M. Fillon en 2003 et qu’il poursuit aujourd’hui en qualité de Premier Ministre, en imposant le passage à 41 annuités, sans débat ni vote des parlementaires.

Pour un porte-parole sarkozyste, il s’agirait simplement de donner « plus de liberté aux Français qui veulent travailler plus ». L’argument de la liberté de choix n’est évidemment contesté par personne. Mais aujourd’hui, deux salariés sur trois sont, à 57 ans, évincés des effectifs des entreprises. Le niveau des pensions baisse et à défaut d’une autre réforme mobilisant de nouveaux financements, la tendance va s’accentuer dans les prochaines années. De plus en plus de salariés vont se trouver contraints de prolonger leur activité professionnelle, voire de cumuler retraite et emploi, ce qui jouera contre l’emploi des plus jeunes. De quelle liberté parle-t-on ? Celle de choisir entre partir avec une retraite de misère ou s’épuiser à la tâche après 60 ans ? Voire 65 ans ?

Une autre conception du droit à la retraite, fondé sur la solidarité
nationale, s’impose. Il faut cesser les mécanismes d’individualisation et de capitalisation des retraites et notamment :

- augmenter les pensions et les retraites (pas de retraite inférieure au SMIC), les indexer sur les salaires,

- étendre le versement des pensions de reversion aux couples liés par un
PACS,

- reconnaître le droit au départ anticipé pour travaux pénibles,

- intégrer des périodes d’apprentissage et de recherche de premier emploi dans le calcul des annuités…

Encore faudrait-il pour cela s’attaquer à une réforme du financement de la retraite permettant d’améliorer les droits des assurés ! La mobilisation des profits financiers est nécessaire.

Mais que penser d’un gouvernement qui, en 24 h, est capable de trouver plus de 300 milliards d’euros pour sauver les marchés financiers et bancaires et n’est pas capable de sauver notre système de retraite ?

Dans les conditions actuelles, l’amendement UMP prépare le terrain pour
que l’on repousse l’âge légal de départ à la retraite et que l’on augmente
le nombre d’annuités de cotisations nécessaires pour avoir une retraite
pleine.

Et puisque l’espérance de vie continue de progresser, pourquoi ne pas envisager de fixer le départ à 75 ou 80 ans ? Ce serait bon pour le MEDEF sans aucun doute, mais que devient l’être humain dans tout cela ?

Ne nous laissons pas abuser. Faisons-nous entendre et exigeons de véritables solutions pour préserver et développer l’emploi, renforcer la Sécurité Sociale et permettre à chacune et à chacun d’avoir une vie digne dans une France riche de ses ressources, de son travail, de sa diversité et de son attachement aux valeurs de justice, de liberté et de solidarité.

Germaine VIALLARD - PIERRELATTE


Agenda

<<

2017

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930123
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

10 septembre 2015 - Hongrie et migrants

Migrants : Le haut de la hiérarchie catholique a dédaigné l’appel à la compassion du pape, (...)

6 septembre 2015 - LE FN cible les migrants

Après les juifs, les arabes maintenant les migrants....
Décidément le Front National n’a pas (...)

4 septembre 2015 - Franck FAYARD nous interpelle.

La veste des politiques clientélistes !
Les « auras économiques » (européens), les Walts Disneys (...)

2 septembre 2015 - GRANDE-BRETAGNE et contrats zéro heure

Le nombre de Britanniques déclarant être employés dans le cadre d’un contrat sans garantie horaire (...)

29 août 2015 - Pour Bartolone (PS) : l’ampleur du remaniement

Pour Bartolone (PS) : l’ampleur du remaniement dépendra de la crise à EELV
Le remaniement, rendu (...)