QUEL AVENIR POUR L’ECOLE ?

dimanche 19 octobre 2008
par  Communication Pcf 26

Déclaration de Marie-France VIEUX-MARCAUD qui apporte son soutien à la manifestation du 19 octobre à l’appel de 21 organisations.

« La disparition programmée de l’école du peuple »

Sarkozy et Darcos poussent à une école au rabais, à plusieurs vitesses, qui accroît les injustices dans la société : suppression de la maternelle comme des C.A.P, réduction de 4 à 3 ans de la durée d’études pour l’obtention d’un bac pro, moins d’ambition dans ce qui est enseigné à tous dans le « socle commun », avec moins de temps d’école pour l’appropriation par chaque élève…

Conformément aux recommandations adoptées au niveau européen dites de la « Stratégie de Lisbonne », ils sacrifient l’éducation de la moitié d’une génération en économisant sur les contenus et la durée de formation pour tous car, si le patronat veut 50% de jeunes au niveau bac +3, dont il a besoin pour créer « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ».

Dans ce schéma, les 50% d’élèves restants devront être formés pour 30% à un niveau de qualification moyen (niveau Baccalauréat) et pour 20% à un faible niveau ne nécessitant pas de qualification réelle.

Ainsi, l’école est aujourd’hui à la croisée des chemins : renoncement à enseigner à tous, ou nouvelle phase de démocratisation ? Le fossé ne cesse de se creuser entre une jeunesse qui aspire à s’épanouir et à construire un monde plus juste et un Etat de plus en plus mercantile.

L’école, dans le cadre de sa mission de service public doit participer à la construction des jeunes, à leur émancipation et à leur socialisation en leur donnant tous les moyens de développer leurs capacités. Elle doit les former pour les préparer à leur vie future, les éduquer dans leur citoyenneté, dans leur aptitude à gérer, choisir et décider de leur vie.

La manifestation de Dimanche pose la question de l’avenir de l’école !

A travers la qualité de notre école publique c’est l’avenir de notre société qui est en jeu. A la Région Rhône-Alpes, nous l’avons bien compris et c’est pour cette raison que les jeunes sont au cœur de notre politique régionale et que le budget d’investissement en faveur des Lycées est le premier poste budgétaire de la Région.

Aujourd’hui le désengagement éducatif de l’état qui entraîne de véritables régressions des conditions d’enseignement peut aller jusqu’à mettre en péril notre politique volontariste pour les jeunes rhônalpins !!!