MATERNITE MENACEE : ALERTEZ LES BEBES !

vendredi 22 août 2008
par  Les Allobroges de la Drôme

Le 31 juillet, une délégation du Collectif de Défense de l’Hôpital de Die, composée de cinq membres du Conseil d’Administration, a rencontré, à sa demande, Mme la Directrice de la DDASS de la Drôme à Valence.
Nous en rendrons compte au cours d’une réunion publique qui se tiendra en septembre.

En bref, concernant la maternité et la chirurgie d’urgence, les propositions sont les suivantes :
La maternité fermerait à la fin de l’année 2008 et serait remplacée par un centre de périnatalité, les accouchements ayant lieu à Valence. Comment expliquer alors que, dans le JDD du 25 juillet 2008, dans la rubrique « naissance », on peut voir aisément que, sur six bébés qui sont nés à Die du 12 au 19 juillet, cinq sont du Crestois ? Ceci sachant que l’hôpital de Crest a un centre de périnatalité et que la maternité de Valence est plus proche que celle de Die ! Nous avons réclamé le maintien de la maternité en nous appuyant sur des exemples concrets prouvant qu’elle est indispensable.

La chirurgie serait programmée sur quelques jours de la semaine. Ainsi, pour les urgences, à part les petites interventions, les accidentés par exemple seraient conditionnés à Die et transférés sur Valence. Die serait alors un centre d’accueil de l’urgence. Nous avons demandé le maintien de la chirurgie d’urgence avec le bloc chirurgical ouvert 24 H sur 24 et 7 jours sur 7, comme aujourd’hui où, à l’accueil, s’ajoute le traitement de l’urgence.

Afin d’aller de l’avant, nous avons aussi demandé des moyens humains (praticiens hospitaliers notamment) et financiers pour sortir de la tarification à l’activité qui étrangle l’hôpital. Nous avons argumenté pour réclamer un scanner qui permettrait d’avoir plus d’activité.

Nous avons fait valoir l’exception géographique. En effet, elle été définie en fonction de l’éloignement des femmes de la plus proche maternité, au-delà des 45 minutes retenues par les professionnels, comme étant le temps au-dessus duquel la sécurité de la mère et de l’enfant n’est plus assurée.

La rencontre a duré deux heures. Nous développerons en réunion publique.

Après cette entrevue, ce dont nous sommes certains c’est qu’il ne faut pas baisser les bras et continuer la mobilisation sous toutes ses formes. D’ailleurs, les 4760 signatures apposées actuellement sur la pétition du Collectif en sont la démonstration. C’est un poids considérable pour la manifestation qui aura lieu fin septembre.

COLLECTIF DE DEFENSE DE L’HOPITAL DE DIE
Le 4 août 2008