NON AU PASSAGE EN FORCE !

jeudi 13 février 2020
par  PCF Drôme

Que n’a-t-on pas encore dit sur la réforme Macron des retraites ? Tout ou presque, battu dans le débat, Macron et Philippe n’ont d’issue que le passage en force.
Le prétexte de l’universalité de retraites ne leurre plus personne, c’est un boulevard qui s’ouvre aux assurances.

Depuis Balladur en 1993, toutes les réformes devaient assurer la pérennité du régime de retraite par répartition, toutes se justifiaient par l’échec de la précédente. De qui se moque-t-on ? Celle de Macron joue la même partition mais avec une tonalité plus douloureuse, pas seulement pour nos tympans.

Tout est fait pour que notre protection sociale et solidaire, juste et progressiste bien que malmenée, devienne un système de minimas sociaux. Et selon que vous serez riche et bien portant, vous pourrez vous offrir des dispositifs complémentaires et onéreux proposés par les banques, les assurances et autres prestataires financiers qui spéculeront sur nos vies.

De toute évidence, il faudrait consacrer une part de plus en plus élevée de notre PIB à la protection sociale, assurance maladie, hôpitaux et retraites. Investir dans l’Humain et le social n’a jamais été à fonds perdu, c’est même le principal moteur de la croissance. Donc imposons au système capitaliste de participer plus, en cotisant mieux, en rémunérant davantage, en réduisant le temps de travail, en embauchant, notamment des jeunes et des femmes, pour répondre aux besoins sociaux.

Socialement injuste et douloureuse pour toutes les générations, la réforme Macron pourrait casser la dynamique économique, plongeant notre pays dans une crise de débouchés, une décroissance longue, ce qui n’est pas pour déplaire à d’autres réactionnaires. Voilà pour la stratégie Macron.
La tactique du gouvernement de Philippe consiste à saucissonner le débat dans l’intention de nous égarer : le fond politique et les principes fondamentaux de la réforme sont actuellement en débat au parlement, un second volet va s’ouvrir sur la pénibilité et les départs anticipés ces jours-ci, et enfin le financement sera abordé dans les mois qui viennent.

Toutes ces réformes délitent notre protection sociale, nous devons les combattre. Pas seuls bien sûr ! La bataille idéologique est en passe d’être gagnée, nous sommes 70% de la population à être conscients de la nocivité de la réforme Macron. À une ou deux exceptions près, toutes les organisations syndicales sont vent debout. Parmi les partis de gauche, le PCF porte une vision anticapitaliste pour une réforme progressiste de la protection sociale et solidaire, dont les retraites.

Jean-Luc FARGIER