PEPY et PHILIPPE préfèrent la répression à la sécurité...

mercredi 23 octobre 2019
par  PCF Drôme

Le gouvernement par la voix de son premier ministre et de son subalterne Guillaume Pepy ont multiplié leurs saillies médiatiques contre les cheminots pour empêcher que les négociations nationales et régionales aboutissent à des solutions. Cette posture irresponsable est bien rodée : rendre la colère des cheminots illégitime par des gesticulations médiatiques et faire oublier les vrais problèmes de sécurité ferroviaire.
Mais les cheminots ont réussi à alerter l’opinion publique et les usagers sur les risques gravissimes liés à la déshumanisation de leur service public.
Qui savait qu’il n’y avait plus de contrôleur à bord des trains TER sur la plupart de nos lignes TER (EAS : Équipement Agent Seul) ?
Les médias nous ont expliqué qu’en cas d’accident ferroviaire, seul le conducteur pouvait assister les victimes choquées voire blessées et en même temps, empêcher un sur-accident imminent.
Et quand ce même conducteur est lui même blessé, cela relève de l’exploit ! Cette politique du risque calculé peut s’avérer extrêmement dangereuse. Cela s’est vu lors de l’accident survenu en région Champagne/Ardennes le 16 octobre, d’où l’application du droit de retrait des cheminots directement confrontés à cette politique du toujours "risque calculé".
Guillaume Pépy devrait le savoir car il porte la responsabilité de trois accidents ferroviaires. Il aurait pu faire preuve d’humilité et de retenue avec sa soi-disant « solidarité envers les usagers ».
Espérons que son successeur du 1er novembre prochain ne suive pas sa trace…
Il faut absolument remettre en cause les suppressions d’emplois dans les guichets, sur les quais de gare et à bord des trains.
De plus en plus de personnels vont travailler « la boule au ventre » car pris en tenaille entre les objectifs de leur hiérarchie et les attentes légitime des voyageurs.
Pour la première fois, de jeunes cheminots ou d’autres rarement impliqués dans un mouvement de protestation ont su dire « STOP ÇA SUFFIT ! ».

L’expression de cette colère se manifestera le 5 Décembre prochain à l’occasion d’un mouvement de grève et à l’appel de toutes les organisations syndicales.

Franck COMBES