Ce que craignent Macron et le grand patronat

mercredi 9 octobre 2019
par  PCF Drôme

E. Macron retourne sur le terrain pour convaincre des bienfaits de sa réforme des retraites. E. Philippe tente de désamorcer la mobilisation contre le projet des retraites. Il calme le jeu : « le projet ne sera pas officiellement débattu avant 2020 et son application sera encore beaucoup plus tard… ». Le journal « les Echos » vient de nous délivrer deux informations importantes à quelques jours d‘intervalles. Il annonce que la réforme d’EDF est repoussée à 2020, puis il nous fait observer que les mouvements sociaux montent, précisant même que si les appels nationaux de FO et de la CGT n’ont pas fait le plein, ils ont cependant regroupé plus de manifestants que les estimations initiales.

Dans la Drôme aussi des luttes se développent. Pour l’emploi, les conditions de travail, les salaires ; des agents des urgences à l’ensemble des personnels hospitaliers en passant par les facteurs de Romans jusqu’aux aux personnels territoriaux de Valence, ça bouge !
Tiens, tiens, une petite fébrilité serait-elle entrain de gagner le patronat et ses alliés politiques ? C’est bon signe même si les obstacles à franchir supposent un niveau de maturation politique qui doit encore s’élever. En tout cas, une situation qui conforte les communistes dans leurs choix de congrès. Face au rouleau compresseur néolibéral et souvent face au grand désarroi qui l’accompagne, la responsabilité des communistes est de donner à voir que d’autres solutions existent et sont possibles. D’où le besoin d’éclairer la situation par des propositions, des contenus de transformation sociale à la fois radicaux et réalistes permettant d’engager tout de suite un double processus. Commencer à fonder une nouvelle civilisation par la satisfaction des besoins sociaux et écologiques.
C’est par exemple ce que les candidats PCF aux prochaines élections municipales vont s’efforcer de faire en mettant en débat des questions au cœur de l’avenir des communes comme leur financement, les services publics, l’organisation territoriale et la démocratie.
C’est aussi les propositions qu’ils avancent (financement, gestion démocratique des caisses) contre le projet de retraite par points que Macron veut substituer au système par répartition prétextant que c’est pour améliorer le sort de tout le monde alors que c’est une immense dégradation du niveau des pensions qui se prépare avec en ligne de mire la capitalisation.
Les communistes sont prêts à relever ces défis avec vous, toutes celles et ceux qui aspirent à une société de progrès humain et écologique, dans le respect des idées de chacun et dans un débat ouvert et transparent avec les salariés et les citoyens.

Jean-Marc DURAND