Comment rompre avec les traités européens !

jeudi 25 avril 2019
par  PCF Drôme

Comment rompre avec les traités européens !
Après le traité de Maastricht, puis le traité de Lisbonne reprenant les dispositions pourtant rejetées par référendum en France et aux Pays Bas, le dogme de la concurrence libre, les règles de plus en plus contraintes de déficit public imposées, nous voyons bien que cette Europe qui a été pensée pour les puissances financières, banquiers et grands industriels et qui a été construite par une oligarchie qui est à leur service, que cette Europe n’est pas la nôtre, ce n’est pas celle du plus grand nombre des européens.

C’est de plus en plus visible à l’heure où les politiques d’austérité appliquées sur tout le continent en application des traités successifs produisent partout les mêmes effets. D’un côté, disparition de pans entiers de services publics, reculs drastiques de droits sociaux, paupérisation et de l’autre côté, enrichissement spectaculaire et indécent d’une minorité et de ses alliés objectifs, celle qui détient le pouvoir financier, celle qui se prétend philanthrope à coups de milliards pour reconstruire Notre Dame mais qui pratique couramment les bas salaires et l’évasion fiscale !

Ainsi, nos concitoyens sont nombreux à se détourner de cette Europe, à tel point que cette aspiration au changement menace son existence même.
Les tentations nationalistes qui les attendent en embuscade ne sont nullement une alternative parce que l’extrême droite qui stigmatise les réfugiés et fait comme par le passé le lit de la haine entre les gens et les peuples, ne s’attaque jamais aux causes profondes de nos difficultés car, il faut le dire et le répéter, elle défend à travers un « national-libéralisme » les mêmes causes que les libéraux, le Rassemblement National qui l’incarne dans notre pays est par exemple contre l’augmentation du SMIC, contre le rétablissement de l’ISF….

Pour rompre avec la logique européenne actuelle, pour construire l’Europe sociale et celle de la coopération entre les peuples, le rapport de forces qui se dégagera des élections européennes est essentiel.

Si le scrutin du 26 mai prochain permet de renforcer la présence de députés de la liste conduite par IAN BROSSAT présentée par le PCF, seul parti qui a toujours été constant et cohérent dans son opposition à l’Europe libérale, alors on peut espérer enclencher une autre logique, par exemple :

- En rompant avec le traité budgétaire qui est désormais caduque, car il appartiendra au parlement nouvellement élu de se prononcer à nouveau sur sa validité et donc sur celle des politiques d’austérité qu’il aggrave.

- En faisant adopter un SMIC européen à 60 % du salaire moyen de chaque pays ainsi qu’une clause de non régression sociale préservant nos services publics et nos valeurs..

- En orientant autrement l’argent de la BCE vers les services publics, la satisfaction des besoins, la transition énergétique alors qu’il va actuellement, sans conditions, vers les banques.

Nicole GRENIER-MERICO