8 MARS JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

mercredi 6 mars 2019
par  PCF Drôme

8 MARS
JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Ces derniers jours, j’ai été emmenée à trier les archives de l’Union des Femmes françaises de la Drôme. Fondé après guerre par des femmes de la Résistance, ce mouvement féministe (devenu Femmes solidaires en 96) oeuvre pour les droits des femmes depuis plus de 70 ans. Or malgré les acquis, en lisant des anciens dossiers, je suis frappée par le peu de progrès fait dans certains domaines. Il reste des revendications qui sont prioritaires selon les demandes des féministes aujourd’hui. J’en donne quelques exemples :

1946 - La paix et la famille étaient les principes fondateurs de l’UFF. En ce qui concerne la famille, la lutte pour des allocations familiales plus justes est toujours un constant dans la lutte des associations féministes. Pourtant dans le budget 2019, une augmentation de 0,3 % ne couvre même pas le taux d’inflation de 1,7 %.

Alors que la menace de guerre en France diminuait, l’UFF a continué à condamner des conflits notamment en Algérie, au Vietnam, au Chili … Aujourd’hui, les voix de femmes s’élèvent contre les exactions partout dans le monde et pour la défense des réfugié.e.s.

1972 - Parmi des propositions de l’UFF pour le statut d’agricultrice, une demande est faite pour un service de remplacement lors d’un congé maternité. Ce n’est qu’en janvier de cette année que les agricultrices ont vu la durée de leur congé maternité alignée sur celle des salariées mais, dans un débat au salon de l’agriculture jeudi dernier, la Présidente de la Délégation aux droits des femmes au sénat a encore parlé de la difficulté à trouver des remplaçants …

Octobre 1984 : l’Assemblée Nationale adopte un projet de loi sur le recouvrement des pensions alimentaires. L’UFF se félicite « de voir aboutir après 13 années d’efforts de notre mouvement » ce projet. En février 2019, le Président Macron en campagne à Bordeaux propose un « système où l’on puisse recouvrer beaucoup plus rapidement cet argent auprès des mauvais payeurs”.

1989 : table ronde sur les femmes et le travail. Le travail des femmes … c’est la précarité, c’est la flexibilité, c’est le temps partiel. En 2019, avec un écart de salaire d’à peu près 20% entre les hommes et les femmes et 30% des femmes travaillant à temps partiel (contre 8% des hommes), on voit que la précarité est surtout le sort des femmes.

Malgré la souffrance des femmes de l’époque, la contraception et l’IVG ne figuraient pas parmi les demandes dans les années quarante mais les mentalités évoluant dans les années 70, elles constituaient une des préoccupations de l’UFF. Un droit acquis ? Qui aurait cru que 40 ans plus tard, les femmes seraient obligées de se battre pour le maintien les services de gynécologie et contre les commandos anti-IVG ?

Le dossier de l’hôpital de Die est épais : copies de lettres à des ministres restées, sans réponse, espoirs brisés. Suite à la tragédie du petit Aimé, nous plaidons de nouveau auprès de la ministre pour la réouverture de la maternité.

Le 8 mars, Journée internationale des femmes, sert à nous rappeler que les droits que les femmes ont gagnés en France ne sont pas immuables et que dans d’autres pays la lutte est dure. Puissions nous nous engager tou.te.s femmes et hommes pour réparer ces injustices.

Linda Sherwood

Ces derniers jours, j’ai été emmenée à trier les archives de l’Union des Femmes françaises de la Drôme. Fondé après guerre par des femmes de la Résistance, ce mouvement féministe (devenu Femmes solidaires en 96) oeuvre pour les droits des femmes depuis plus de 70 ans. Or malgré les acquis, en lisant des anciens dossiers, je suis frappée par le peu de progrès fait dans certains domaines. Il reste des revendications qui sont prioritaires selon les demandes des féministes aujourd’hui. J’en donne quelques exemples :

1946 - La paix et la famille étaient les principes fondateurs de l’UFF. En ce qui concerne la famille, la lutte pour des allocations familiales plus justes est toujours un constant dans la lutte des associations féministes. Pourtant dans le budget 2019, une augmentation de 0,3 % ne couvre même pas le taux d’inflation de 1,7 %.

Alors que la menace de guerre en France diminuait, l’UFF a continué à condamner des conflits notamment en Algérie, au Vietnam, au Chili … Aujourd’hui, les voix de femmes s’élèvent contre les exactions partout dans le monde et pour la défense des réfugié.e.s.

1972 - Parmi des propositions de l’UFF pour le statut d’agricultrice, une demande est faite pour un service de remplacement lors d’un congé maternité. Ce n’est qu’en janvier de cette année que les agricultrices ont vu la durée de leur congé maternité alignée sur celle des salariées mais, dans un débat au salon de l’agriculture jeudi dernier, la Présidente de la Délégation aux droits des femmes au sénat a encore parlé de la difficulté à trouver des remplaçants …

Octobre 1984 : l’Assemblée Nationale adopte un projet de loi sur le recouvrement des pensions alimentaires. L’UFF se félicite « de voir aboutir après 13 années d’efforts de notre mouvement » ce projet. En février 2019, le Président Macron en campagne à Bordeaux propose un « système où l’on puisse recouvrer beaucoup plus rapidement cet argent auprès des mauvais payeurs”.

1989 : table ronde sur les femmes et le travail. Le travail des femmes … c’est la précarité, c’est la flexibilité, c’est le temps partiel. En 2019, avec un écart de salaire d’à peu près 20% entre les hommes et les femmes et 30% des femmes travaillant à temps partiel (contre 8% des hommes), on voit que la précarité est surtout le sort des femmes.

Malgré la souffrance des femmes de l’époque, la contraception et l’IVG ne figuraient pas parmi les demandes dans les années quarante mais les mentalités évoluant dans les années 70, elles constituaient une des préoccupations de l’UFF. Un droit acquis ? Qui aurait cru que 40 ans plus tard, les femmes seraient obligées de se battre pour le maintien les services de gynécologie et contre les commandos anti-IVG ?

Le dossier de l’hôpital de Die est épais : copies de lettres à des ministres restées, sans réponse, espoirs brisés. Suite à la tragédie du petit Aimé, nous plaidons de nouveau auprès de la ministre pour la réouverture de la maternité.

Le 8 mars, Journée internationale des femmes, sert à nous rappeler que les droits que les femmes ont gagnés en France ne sont pas immuables et que dans d’autres pays la lutte est dure. Puissions nous nous engager tou.te.s femmes et hommes pour réparer ces injustices.

Linda Sherwood