Plus jamais ça ! L’ARS doit rouvrir la maternité de Die !

jeudi 28 février 2019
par  PCF Drôme

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour qu’un drame ne se produise à Die après la fermeture de la maternité. Une mère enceinte de 7 mois a en effet perdu son enfant. Évidemment, l’argument de l’ARS était attendu : « ne pas mélanger ce drame à celui de la fermeture de la maternité ».

Pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander si la parturiente avait pu disposer sur place d’une maternité avec un médecin obstétricien assisté d’une sage-femme et disposant d’un bloc opératoire à proximité, si l’enfant n’aurait pas été sauvé. Car ce n’est pas y compris dans un hélicoptère que les conditions sont remplies pour pouvoir réaliser une intervention chirurgicale de ce type.

La présence de la maternité était le moyen d’intervenir en urgence avec efficacité et résultat en ces cas extrêmes. Le rapport de l’inspection des affaires sociales avait dénombré à 6 le nombre de cas annuels de ce type sur le secteur de Die. Dans notre monde moderne du 21ème n’en serions-nous plus à 6 vies près ? Pas besoin de se demander longtemps pourquoi le taux de natalité national recule. Lorsqu’en plus de l’incertitude économique et sociale du lendemain, on propose aux futures mamans une incertitude de soins et d’assistance médicale, on devine aisément que cela ne soit pas un réel encouragement à procréer.

Pour le parti communiste français ce cas est le cas de trop ! Plus jamais il ne doit se reproduire. L’ARS doit rouvrir la maternité de Die. Un décès, c’est un décès de trop tout comme l’est l’accouchement dans une voiture qui a eu lieu le 13 février entre Die et Saillans. Pourquoi dans leur décision de fermeture des maternités de proximité, le Ministre de la santé comme les instances de l’ARS ne tiennent-ils aucun compte d’un rapport très complet et précis indiquant qu’après 30 minutes de transport, les risques d’importantes complications d’accouchement se multiplient par deux ? On est dans la non-assistance à personne en danger, voire dans l’intentionnalité de mise en danger de la vie d’autrui.

Cela est grave et inadmissible dans un pays comme la France où d’importantes richesses et beaucoup d’argent peuvent être mobilisés pour développer les services publics et assurer ainsi un développement harmonieux de la vie de chacun sur l’ensemble du territoire. Il suffit pour ce faire d’en finir avec les politiques qui favorisent le capital et son rendement pour gaver les actionnaires et les marchés financiers.

A l’heure des élections européennes, les communistes avec leur candidat Ian Brossat, proposent la création d’un fonds social solidaire et écologique européen financé par la BCE. Il servirait à financer le développement de services publics en Europe.

Pour la fédération du PCF Drôme
Jean-Marc DURAND