Le PCF lance un APPEL aux organisations politiques, syndicales, aux associations de défense des droits de l’homme de la Drôme !

lundi 4 février 2019
par  PCF Drôme


ATTEINTES A NOS LIBERTES : STOP !

Samedi 2 février à Valence la manifestation des gilets jaunes a fourni un nouveau prétexte à l’expression d’une dérive répressive à l’œuvre depuis de nombreuses années, qui a pris une nouvelle dimension sous l’ère Macron.

Le 2 février 2019 sera à marquer d’une pierre blanche dans le domaine de la manipulation politique. M. Daragon, maire de Valence, dont le parti est à l’origine du dépôt de la proposition de loi anticasseurs, a parfaitement tenu son rôle dans le jeu de dupes mis en scène avec la représentation préfectorale du pouvoir macronien.
Ainsi pour justifier la mise en Etat de siège de sa ville, M. Daragon dit qu’il s’est fié aux informations de la préfecture qui annonçait 10% de casseurs présents dans les rues de Valence, ce serait le quota officiel. Et comme les prévisions de manifestants étaient entre 5000 et 10 000, le nombre de casseurs était en effet impressionnant de 500 à 1000. Et bien sûr au lendemain de la manifestation la Préfecture a annoncé 5 400 participants, le maire prononçant même, le chiffre de 6 000.

Pour qui a pris part à la manifestation et a un tant soi peu l’habitude de manifester ce qui ne doit visiblement pas être le cas de M. Daragon, difficile d’estimer à plus de 3 000 le nombre de gilets jaunes dans les rues de Valence samedi, les conditions climatiques et les mises en gardes proférées avant cette mobilisation ayant fait leur œuvre.

Toujours est-il que cette manifestation n’était absolument pas violente, que les manifestants ne s’en sont aucunement pris aux forces de l’ordre qui par contre ne se sont pas gênées pour gazer à l’approche de la Préfecture ; il fallait bien justifier la présence d’une telle représentation policière dans et aux abords de la ville dont des blocs de béton empêchait d’ailleurs l’accès.

Dans les faits, cette opération avait une triple visée politique. Discréditer le mouvement des gilets jaunes en le désignant comme responsable des désagréments subis par la population. Faire disparaître les questions sociales au cœur de ce mouvement derrière des enjeux de sécurité et de démocratie. Préparer les esprits à un comportement de plus en plus autoritaire et répressif du pouvoir politique et des forces de l’ordre afin de contenir au maximum la mobilisation et les manifestations à venir. Les choix politiques qui précipitent de plus en plus la vie de nos concitoyens dans des conditions insoutenables (chômage, précarité, salaire, retraites, fiscalité, éclatement des territoires et des services publics) vont en effet faire monter les luttes sociales et c’est qu’il s’agit d’endiguer au maximum.

Ce n’est pas de répression dont le mouvement social a besoin mais de réponses claires et précises à ses revendications d’amélioration des conditions de vie !


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