L’EAU, UN BIEN PUBLIC INALIÉNABLE !

mercredi 23 janvier 2019
par  PCF Drôme

Alors que se profilent les élections européennes, avec la possibilité de contester la politique ultralibérale à l’œuvre, le gouvernement Français est toujours déterminé à se plier aux injonctions européennes les plus rétrogrades à l’encontre du service public de l’électricité, avec en particulier la mise en concurrence dans le cadre de l’attribution des concessions hydroélectriques.

Au sein du Service public de l’énergie, les barrages hydrauliques ont une place particulière.
Ils produisent une électricité sans GES (gaz à effet de serre), à faible coût, et participent à l’équilibre du réseau électrique. Ils assurent également la gestion des intérêts publics des usages de l’eau : crues, irrigations, stockage d’énergie, aménagements des berges, navigation, valorisation de terres agricoles, gestion de l’eau industrielle…
Du fait de cet évident « Intérêt général », nombre de pays européens ont maintenu l’hydroélectricité sous contrôle public avec l’aval de la Commission européenne. Depuis 20 ans, contre toute logique (hors capitaliste), les gouvernements Français successifs ont voulu privatiser, à l’image des autoroutes, les plus beaux outils du service public. C’est le tour aujourd’hui des barrages rentables.
Ce choix comporte de grands risques pour ces outils industriels.
Des investissements réguliers et suffisants, une maintenance sans faille au niveau des barrages, la présence en proximité de salariés compétents, doivent être une priorité absolue pour la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement. La gestion des crues demande des actions coordonnées et cohérentes sur l’ensemble des barrages et par cours d’eau.
D’une logique évidente et bien maîtrisée aujourd’hui, la gestion publique en réseau d’une rivière ou d’un fleuve offre la meilleure efficacité possible. L’attribution des concessions d’exploitation des barrages à différents opérateurs privés sur une même ligne d’eau risque de se transformer en un capharnaüm dans lequel chacun d’eux cherchera à tirer égoïstement un profit maximum.
Si la gestion publique a comme souci premier de bien maîtriser le débit de l’eau, la raison d’être du capitaliste est que l’argent coule à flot, sans retenue, dans sa poche. A causes différentes, effets différents…
L’eau est une ressource vitale, d’autant plus stratégique que sa raréfaction est probable avec l’évolution climatique. Ne doit-on pas affirmer, dans la Constitution si nécessaire, que l’eau est un bien public inaliénable ? De ce fait « public », ne devons-nous pas confier la gestion des cours d’eau à un opérateur public unique sous contrôle démocratique des citoyens, du parlement, et dans lequel les salariés conservent leur liberté d’expression ?
Les principaux investissements ayant été consentis par le service public, les capitalistes pourraient donc réaliser des profits records avec la production d’électricité. L’hydroélectricité est championne toute catégorie parmi les ENR (énergies non renouvelables) : en 2017, elle représentait 12% de la production totale pour une puissance installée représentant 19,5% du parc de production (Nucléaire : 72% de la production et 48% en puissance installée) alors que le Eolien/Solaire a produit 3,2% pour 15% de puissance installée.
Le delta a été assuré par le parc thermique à effet de serre : charbon, biomasse, fioul et gaz. Bien que 2017 ne fut pas une année favorable pour ces outils, nucléaire (grands programmes de maintenance) et hydroélectricité (faible pluviométrie), ils ont assuré la sécurité d’alimentation et démontré leur plus grande efficacité énergétique.

La bataille pour le maintien de l’hydroélectricité dans le giron public est indissociable du combat pour un service Electricité et Gaz 100% public et la création d’un large pôle public de l’Energie regroupant toutes les ressources actuelles et à venir.

Jean-Luc FARGIER


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