Que le pouvoir réponde à la colère sociale !

jeudi 6 décembre 2018
par  PCF Drôme

Rien sur les salaires, rien sur les pensions, rien sur un nouveau souffle démocratique. Quand le peuple crie dignité, le gouvernement répond moratoire de six mois pour les hausses de taxes sur les carburants et l’électricité. Dans 6 mois, les élections européennes seront passées...
Et après, c’est reparti pour un tour ! On n’est pas des poissons rouges ! La ficelle est grosse. Il va falloir donc les bousculer pour obtenir l’augmentation du SMIC, des salaires et des pensions, pour le rétablissement entre autres, de l’ISF. Le patronat, jusqu’à présent silencieux, commence discrètement à faire entendre sa petite voix. Mais la colère, avec ou sans gilets jaunes, est juste et légitime.
Le premier ministre n’entend que de l’oreille droite. Mais comme l’a souligné, Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, « il est temps qu’il entende des deux oreilles ».
On n’est pas des ânes !
Le problème ne réside pas dans un déficit de « pédagogie » en faveur des choix actuels. Cette France qui travaille dur ou qui est privée de travail, a compris que le macronisme consiste à servir toujours les plus fortunés, les actionnaires et le capital en général, tout en pompant les revenus du plus grand nombre et en refusant d’augmenter les rémunérations.
Adoptée en lecture définitive lundi dernier par les députés, la transformation du CICE en allègement de cotisations, apparaît comme un nouveau signe d’une politique aux antipodes des exigences du monde du travail.
Avec 40 milliards de cadeaux au patronat, la majorité LREM ne bouge pas d’un cheveu sur sa politique de cadeaux aux grandes entreprises.
Cette violence politique de classe, détruit à petit feu les solidarités. Ironie de l’affaire, à l’heure où les taxes sur les carburants augmentent au nom de la transition écologique, ce sont justement ces recettes issues de la fiscalité écologique qui serviront à compenser les trous budgétaires laissés par la transformation du CICE en baisse de cotisations.
De quoi jeter encore de l’huile sur le feu !
Des entreprises, des quartiers, des villages, un cri s’élève :
« Cessez de nous prendre de l’argent. Nous n’en pouvons plus ! ». Ce cri de colère n’est pas prêt de s’étouffer. Les mobilisations pour la justice sociale vont s’amplifier. Ce cri fait écho aussi chez les lycéens qui rejoignent massivement la rue. Il se peut que le pouvoir n’ait pas mesuré l’ampleur de la colère, mais aussi de la détermination et de l’intelligence qui couvent chez les jeunes depuis le printemps dernier contre Parcousup.
D’ores et déjà, la CGT appelle à une « grande journée d’action » le 14 décembre sur l’ensemble du territoire.

Ni la démagogie, ni la peur, ni les dispositifs sécuritaires supplémentaires ne pourront dissuader la puissante exigence d’égalité et de justice sociale qui parcourt le pays.

Pierre TRAPIER