Carlos GHOSN, un premier de cordée qui dévisse !

mercredi 21 novembre 2018
par  PCF Drôme

Le PDG de l’alliance Renault-Nissan a été arrêté au Japon, accusé de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux. Carlos Ghosn déjà coupable de la suppression de 23500 emplois chez Renault est l’homme des rémunérations indécentes qu’il assumait avec le cynisme de ceux qui ne doutent de rien, surtout quand il s’agit de leur propre portefeuille.

Pour mémoire, rappelons qu’il a perçu de Renault 7.4 millions d’euros pour la seule année 2017 auxquels s’ajoute la modeste contribution de Nissan, 8.8 millions d’euros.
Un premier de cordée qui dévisse, décidément l’entreprise du « nouveau monde » si chère à Macron, est victime du vertige, celui des profiteurs de haut vol encensés par le pouvoir.

Une énième affaire de l’ère Macron. La preuve d’un pillage en règle que l’on ne veut pas voir en haut lieu, pire, qu’on tolère.
Et il faut que ce soit la justice japonaise qui mette en lumière les turpitudes des premiers de cordée, chéris par E.Macron, dont on ne sait s’il croit être un dévot à la théorie du ruissèlement ou s’il couvre ce genre de malversations d’une élite mafieuse, que rien en France, pas même la justice, n’encadre ou ne sanctionne.

Vive le secret des affaires, voté par les députés LREM, alors que c’est la justice qui devrait prévaloir !
Macron fait infiniment plus que « tolérer », il organise la mise à sac des caisses publiques au profit des ultra-riches et « en même temps », il massacre les services publics, étrangle les plus modestes, piétine les acquis sociaux.

Nous nous souviendrons - avec ironie et révolte - que l’emblématique maître du losange s’affichait encore à côté du Président (merci pour la suppression de l’ISF) lors de son « itinérance mémoriale », le 8 novembre, à Maubeuge, lorsque ce dernier fut interpellé par un salarié de Renault.

C’est insupportable !

Et c’est la preuve que ceux qui répètent qu’il n’y a plus d’argent, que la dette vient de la dépense publique et qu’il faut s’imposer des sacrifices, travailler plus longtemps et se soigner moins, abusent et nous méprisent.

Pierre TRAPIER