Les parlementaires communistes ont présenté un contre-budget

mercredi 24 octobre 2018
par  PCF Drôme

Le projet de loi des finances du gouvernement examiné à l’Assemblée nationale est un budget qui s’enferme dans le carcan de l’austérité faisant la part belle aux plus riches.
C’est la poursuite d’une politique en faveur des plus riches.
Une étude de l’Institut des politiques publiques montre que les mesures fiscales pour 2018 et 2019 entraîneront une perte de pouvoir d’achat pour les 20 % des Français les plus modestes tandis que les 1 % des plus riches va voir ses revenus augmenter de 6 %. C’est champagne pour les uns, et des miettes pour les autres.
Les besoins sociaux sont là, Macron et son gouvernement refusent de les prendre en compte. Pour faire face au « budget des riches bis » examiné à l’Assemblée, les parlementaires communistes ont présenté un contre-budget à celui du gouvernement.
Ils ont choisi de défendre plusieurs axes : le pouvoir d’achat, une fiscalité plus juste et la transition écologique. Ils proposent plusieurs mesures d’urgence, notamment de faire passer le SMIC de 1150 € à 1500 € en quatre ans, de faire baisser la TVA, de revaloriser les pensions et les salaires. Loin de vouloir servir la soupe à ceux qui ont déjà l’assiette pleine, les parlementaires communistes précisent que les leviers budgétaires existent pour s’attaquer directement au capital : retour de l’impôt de solidarité sur la fortune, abrogation de la Flat tax et du CICE en plus de consolider la taxe sur les transactions financières.
Le chantage à la dette et le fléau de la fraude fiscale ont été aussi dénoncés par les parlementaires communistes qui appellent à la relance, comme au Portugal, et par une réorientation de la BCE. « On nous dit que chaque bébé naît avec 32 000 € de dette mais si on met un terme à la fraude fiscale, chaque bébé aura 100 000 € de crédit pour financer sa vie ! » a déclaré le sénateur Éric Bocquet.

Les élus communistes qui proposent d’augmenter la dotation aux collectivités de 2.5 milliards d’euros par an pendant 5 ans, relancer une forme de taxe professionnelle et « prélever à la source des bénéfices » des impôts des multinationales, veulent aussi développer une fiscalité dédiée à la transition énergétique : création d’un livret pour la mobilité verte, abaissement du taux TVA dans les transports publics et le traitement des déchets, et instauration d’un « impôt pour la planète » payé par les grandes entreprises.

Ces propositions sont en tout point crédibles, la France a un pognon de dingue : 94 milliards de bénéfices sur le CAC40, 47 milliards de dividendes pour les actionnaires, 80 milliards d’évasion fiscale, 50 milliards de CICE sans impact pour l’emploi.

Pierre TRAPIER