Fidèle à la tradition, la population défend son train !

mercredi 17 octobre 2018
par  PCF Drôme

Le TER 17 359 en semaine part à 16 h 24 de Romans et permet de rentrer du travail depuis Valence (Valence TGV 16 h 32 – Valence Ville 16 h 43) jusqu’au domicile (Livron 16 h 58, Crest 17 h 14, Saillans 17 h 29, Die 17 h 54…).
A Die, il croise à 17 h 54 le TER descendant. Ainsi, les élèves du lycée et du collège, notamment les internes, peuvent rentrer chez eux le vendredi soir. Le 10 décembre, avec le nouvel horaire, ils devraient attendre 4 heures.

Tous les usagers seraient logés à la même enseigne.
Voilà pourquoi il y avait beaucoup de monde sur la place Pierre Semard, devant la gare de Die le vendredi 12 octobre de 17 heures à 20 heures où le collectif « Gare à Nous » appelait à se rassembler : de nombreux collégiens et lycéens avec leurs pancartes, des Diois bien sûr, mais aussi des Crestois et des Valentinois.

La plupart portaient le badge « Mon train j’y tiens », que vendait Pierre Gautronneau, secrétaire de section du PCF.
Le maire de Die, le Vice-Président de la Communauté de communes et un bon nombre d’élus ainsi qu’un représentant du collectif de « l’Etoile de Veynes » étaient présents.
Jean-Pierre Basset représentait la Fédération de la Drôme du PCF. On notait la présence d’élus municipaux d’opposition : Philippe Leeuwenberg et Nathalie Guéno.
Il est clair que la Région AURA ne peut se défausser sur la Région PACA dont les usagers n’ont pas les mêmes besoins. Si l’horaire de ce train n’est pas rétabli, le président Wauquiez et ses élus devront prendre leurs responsabilités.

En même temps, avec l’abandon des arrêts du Paris-Briançon dans toutes les gares, on ne peut toujours pas effectuer le trajet Die-Gap ou Die-Valence. Seuls sont pris en compte les voyageurs qui se rendent aux terminus Paris ou Briançon (et encore !).

Mais la Ministre des transports que la CGT avait accueillie en gare de l’Argentière la Bessée, si elle a fait des annonces intéressantes, comme « le renouvellement de la convention au delà de 2020 pour le train de nuit avec le maintien de la SNCF comme opérateur pour assurer le service », n’en a pas soufflé mot.

Fidèles à la tradition, depuis 46 ans, le 6 mai 1972 où un plein autorail de Diois étaient venus manifester dans les rues de Valence contre la suppression de la desserte ferroviaire, une fois de plus, les Diois ont montré leur pugnacité.

Jean-Pierre RAMBAUD