Priorité à l’Education en supprimant des postes ?

mercredi 26 septembre 2018
par  PCF Drôme

« Transformation profonde du système éducatif…. Priorité pour l’école primaire …. Valorisation de l’apprentissage… »
Le premier ministre à France Inter le 20/09/2018
Pour aller où ?
Beaucoup de commentaires ont mis à juste titre l’accent sur la contradiction flagrante de donner une priorité à l’Education en supprimant au moins 1800 postes dans le prochain budget au moment où l’on attend 40 000 élèves supplémentaires.
Les plus attentifs ont appris que ces suppressions seraient encore plus importantes dans les collèges et les lycées en raison d’un transfert de moyens vers l’enseignement primaire.
Les conséquences immédiates seront un gonflement des effectifs par classes, mais avec la réduction prévue des enseignements, "grâce à la réforme", les suppressions pourront encore continuer…
Au même moment, nous apprenons que près de 3000 élèves issus du secondaire professionnel et technologique n’ont pas malgré ou à cause de Parcours Sup trouvé une place dans l’enseignement supérieur.
Osons une nouvelle lecture des orientations Macroniennes qui, malgré les propos lénifiants sur ses priorités éducatives, pourraient bien être celles d’un grand retour en arrière reposant sur un logiciel gestionnaire : à quoi bon dépenser plus pour des poursuites d’études de tous alors que le marché du travail n’absorbe plus les générations nouvelles sur des emplois ?
A quoi bon dépenser plus pour éveiller les consciences citoyennes dont la « monarchie républicaine » n’a que faire en se satisfaisant d’une abstention massive dans les quartiers populaires ? A quoi bon dépenser plus pour un accès à la culture et aux sports au moment où les budgets se réduisent jusqu’à l’os dans ces secteurs ?

La modernisation pourrait bien être une inversion des objectifs poursuivis, plus ou moins bien, depuis les années 90 d’une élévation du niveau général de toutes les nouvelles générations.
Le soi-disant renforcement de l’enseignement primaire basé sur d’incessantes évaluations ne renforcera pas tous les apprentissages mais pourrait préparer à des sorties précoces du système scolaire (retour du certificat de fin d’études ?) vers l’entreprise qui reçoit par ailleurs des financements augmentés pour cette prise en charge.
Au passage, les évaluations étendues à tous les cycles s’inscrivent dans l’idéologie en marche de la concurrence de tous avec tous et à la fin, que le meilleur gagne.
Derrière les déclarations, hypocrites mais souriantes, du ministre Blanquer, se cache avec un cynisme total, une tentative de revenir sur les ambitions éducatives que le mouvement progressiste avait imposé à la fin du 20ème siècle.

C’est en ayant conscience de ces attaques que les communistes proposeront, en liaison avec d’autres organisations, d’amples ripostes.

Robert FARESSE


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