UNE RENTREE DE BONIMENTEUR

mercredi 5 septembre 2018
par  PCF Drôme

Le Ministre Blanquer ne rate pas une occasion de vanter sa propre action et de chanter les mérites de sa politique qui serait toute au service des élèves et des familles. La réalité est bien différente.

Dans la Drôme (comme ailleurs), les moyens alloués sont insuffisants : pour dédoubler les CP et les CE1 en Education Prioritaire, on a fermé une dizaine de classes et partout les effectifs augmentent.
Pire, les Assistants de Vie Scolaire sont nombreux à cette rentrée à ne pas avoir signé leur contrat, faute de crédits pour les payer.
Ce sont les élèves en situation de handicap qui en font les frais.
En collège et en lycée, même tableau, les effectifs des classes sont au maximum : 30 en collège et 35 en lycée.

Le Ministre annonce aussi des évaluations en CP, en Sixième et en Seconde pour "adapter l’Ecole à la réalité du monde actuel". Suivront bientôt les évaluations des écoles, des collèges et des lycées.
En fait, il ne s’agit pas d’aider les élèves à surmonter leurs difficultés mais de les trier et de mettre en concurrence les établissements.
Sans parler du stress occasionné chez les plus jeunes par ces évaluations systématiques.

A cela s’ajoute la sélection à l’Université car Parcours Sup écarte des milliers d’élèves du Supérieur. Le lycée général et technologique va connaître la mise en place de modules et d’options que seuls les plus favorisés sauront décrypter.
La voie professionnelle voit ses horaires réduits et se retrouve sabordée au profit du patronat. Les Centres d’Information et d’Orientation vont progressivement être fusionnés ou fermés.

En les privant des moyens de se former et de s’informer, Macron et son gouvernement vont clairement dans le sens de l’échec des jeunes issus des classes populaires.

Le pouvoir érige le mérite en critère unique de justice.
Chaque élève obtiendrait une place à la hauteur de ses efforts. C’est ignorer les écarts de réussite entre les élèves issus des milieux aisés et ceux des milieux populaires qui sont deux fois moins nombreux à obtenir le BAC.

En cette rentrée, plus que jamais, il faut lutter pour exiger une Ecole qui fasse réussir tous les élèves, particulièrement dans notre département où les difficultés sociales sont importantes.

A l’école, comme ailleurs, c’est tous ensemble qu’on apprend !

Jean-Louis MOLLARD