PAYS DE MONTBRUN GESTION DE NOTRE EAU POTABLE ÇA COULE DE....SOURCES

jeudi 28 juin 2018
par  PCF Drôme

En l’occurrence celles, du Paradis, de Génisseau, de l’Anary auxquelles s’ajoute un forage.

Depuis des temps immémoriaux, elles débitent une eau de qualité supérieure : peu minéralisée, d’une pureté bactériologique incomparable, sans aucune trace de nitrate, bénéficiant d’un environnement préservé (aucune culture, aucun élevage, aucune présence humaine dans un large rayon autour du captage) ne subissant aucun traitement.
La gestion de l’eau est assurée par le Syndicat Intercommunal des Eaux regroupant Barret-de-Lioure, Montbrun et Reilhanette, présidé durant...51 ans, jusqu’à son récent départ, par Paul Arnoux, ancien conseiller général, ex maire et … plombier de métier, ce qui l’a amené à entretenir et à " bichonner " (bénévolement !) l’ensemble des installations du réseau d ’eau.
Le travail (souvent injustement méconnu) de notre Paul des sources a été d’une remarquable efficacité.
Au Pays de Montbrun, il y a donc de l’eau en quantité et en qualité. Encore merci Paul.
Cela étant, les pouvoirs publics ont décidé de transférer la compétence " eau " des communes vers l’intercommunalité. Pourquoi changer ce qui marche bien ? Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Et reconnaissons que parvenir, sur le sujet, à une harmonisation du prix du m³ d’eau sur la base la plus favorable, au sein d’une méga Interco composée de 67 communes, ce n’est guère évident.
0n retiendra que la pression exercée par les élus et certains parlementaires ont poussé le gouvernement à temporiser. C’est ainsi que le transfert prévu pour 2020 pourrait être reporté à 2026. 
Mais gageons que la pression du lobby des industriels de l’eau ne va pas se relâcher car ces requins nageant en eaux troubles, attirés par l’odeur du profit et en quête de nouveaux marchés de délégation au niveau intercommunal, se préparent à la curée.
A noter que le report du transfert est lié à certains critères qui font que les petites communes majoritaires en nombre au sein de l’Interco et opposées au transfert pourraient ne pas être suivies si elles n’atteignaient pas un niveau suffisant de... population !
Une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, qu’au sein de l’Interco, les petites communes risquent de passer à la trappe au profit des grosses. A relever que pour les communes souvent tentées de confier la gestion de leur eau aux poids lourds aquatiques du CAC 40, estimant qu’elles seraient ainsi dégagées de tout souci d’entretien de leur réseau, la prudence est de rigueur.
A cet égard, l’exemple de plusieurs villes et non des moindres, qui ont résilié leur contrat pour revenir à une gestion municipale, ont eu la désagréable surprise de trouver leur réseau en grand état de délabrement consécutif, précisément, à un manque, durant des décennies, d’un entretien sérieux.
Enfin, il y a le point déterminant : le prix du m³ d’eau payé par l’usager. De trois ,voire à quatre fois moins cher au Pays de Montbrun que dans la quasi totalité des autres communes de l’Interco. A méditer.
Pourquoi alors refuser la possibilité de maintenir la compétence eau au niveau communal et pourquoi faire disparaître les syndicats intercommunaux et les régies directes en 2026 ?
Au Pays de Montbrun nous voulons conserver notre Syndicat intercommunal des eaux !
Certes, 2026 ce n’est pas pour demain.
Corneille écrivait : " Le temps est un grand maître, il règle bien des choses ".
Malgré tout ne comptons pas trop sur lui et demeurons vigilants.

Raymond GIBARROUX

En savoir plus :
Sur Internet : voir ou revoir absolument le reportage édifiant d’Elise Lucet du 13 Mars 2018 – France TV Info " l’eau, scandale dans nos tuyaux ". Ou encore connaître le mode de gestion et quel est le prix du m³ d’eau dans chacune des 67 communes de l’Intercommunalité. Vous constaterez que Véolia et la Saur s’accaparent le marché.