Train Paris-Briançon et aménagement du territoire

jeudi 17 mai 2018
par  PCF Drôme

Train Paris-Briançon et aménagement du territoire

J’apprends par l’un des responsables du Collectif de l’Etoile de Veynes que des arrêts du Paris-Briançon en gare de Crest, Die et Chorges ont été supprimés pendant les vacances scolaires au motif que le passage à 14 voitures de convoi ne permettait pas aux voyageurs de descendre du train en sécurité. (Quais trop courts)
Or, sur le plan technique, il ne semble pas y avoir de problème pour que des trains s’arrêtent dans les gares de Die, de Crest et de Chorges.
En effet, d’après un document de la SNCF, la Gare de Die dispose d’un quai de 363 mètres sur la voie unique, celle de la Gare de Crest d’un quai de 364 mètres sur la voie unique et celle de Chorges d’un quai de 340 mètres toujours sur la voie unique.
Ainsi, si les deux locomotrices se placent hors du quai, les voyageurs peuvent monter ou descendre du train sans prendre un risque.
En effet, en périodes chargées, le train régulier est toujours monté à 14 voitures, le tout compatible avec tous les quais où ces trains s’arrêtaient.
Et tout à coup, la SNCF s’aperçoit que le train est trop long !
D’ailleurs, s’il y avait vraiment impossibilité, ce dont on peut douter, pourquoi ne pas faire comme avant en ajoutant au train normal un train supplémentaire spécial vacances !
La SNCF vient de choisir une fois de plus d’affaiblir le train d’équilibre du territoire Paris Briançon et, partant, de porter atteinte au service public et à nos territoires. C’est toute la ligne qui est menacée.
La coupe est pleine !
Dans l’ordre chronologique, on a pu voir la fermeture du district SNCF, de la gare de marchandises, la suppression du poste de Chef de gare, du district EDF et du Tribunal, la suppression de la compétence (enregistrement) aux impôts, plus de permanence de pôle emploi, des coups portés à La Poste, la fermeture de la maternité et de la chirurgie et, maintenant, on touche au guichet de la gare et au Paris-Briançon qui a abandonné l’inter-cités.
Depuis quelques années, c’est une attaque en règle contre nos services publics et, tout particulièrement, cette dernière année.
C’est une véritable politique de punition rurale qui est mise en œuvre !

Jean-Pierre RAMBAUD
Ancien maire de Die,
Conseiller général Honoraire