Trump, Macron et May ne pensent guère à la paix !

jeudi 19 avril 2018
par  PCF Drôme

Personne ne peut soutenir le dictateur de Damas, encore moins les exactions contre son peuple.
C’est pourtant, sans consultation de leur parlement respectif, sans mandat de l’organisation des Nations Unies, sans engagement d’aucun autre pays européen que la France et la Grande Bretagne ont suivi Trump en organisant les frappes en Syrie, compromettant les chances d’un règlement politique.

Le trio Trump - Macron - May a alimenté le jeu guerrier des grandes puissances au dépens de la force du droit et de la politique.
Il convient donc de mesurer la gravité et la portée de l’alignement de Macron sur Trump, avouant que ces actes ne changent rien à la victoire militaire du sinistre Assad. Pour les populations de la région, ce passage à l’acte favorise l’entrée dans un monde-jungle où le droit international est foulé au pied et encourage la prolongation des pires colonialismes et impérialismes.

Tous les jours, Israël agit dans l’impunité et utilise sans vergogne les bombes au phosphore blanc dans les territoires palestiniens, la Turquie occupe Afrin et massacre les Kurdes, les populations du Yemen vivent sous un tas de bombes occidentales.

Macron a forcé l’indignation en recevant tout récemment en grande pompe le dictateur saoudien Ben-Salame à la tête d’un des régimes les plus obscurantistes de la planète qui est en train d’assassiner et d’affamer les enfants yéménites dans un silence médiatique quasi-total. Pas de « ligne rouge » qui vaille dans les relations et ventes d’armes entre Macron et les dictateurs du Golfe !

La raison voudrait que les liens historiques de la France avec la Syrie l’oblige à descendre du porte-bagages des Etats-Unis et à s’engager pour aider à l’émergence d’un projet démocratique nouveau en respectant les aspirations des peuples. Elle doit, en lien avec la Russie et l’Iran notamment, travailler à une conférence internationale de la paix, sous le contrôle de l’ONU.

Or, l’objectif des frappes de la semaine dernière vise, pour Macron, Theresa May et Donald Trump à se réinsérer dans le jeu politique en s’affranchissant du cadre de l’ONU pour promouvoir un jeu guerrier leur garantissant un nouveau partage des territoires et des richesses.

Pierre TRAPIER