La Direction SNCF et le Gouvernement aux abois !

jeudi 12 avril 2018
par  PCF Drôme

Face à l’ampleur de la mobilisation des cheminots et un soutien de la population grandissant, la Direction SNCF perd pied et emploie des méthodes de voyous pour déstabiliser le mouvement. Tous les coups sont permis pour les Dirigeants de la SNCF. Ni la tentative de sabotage ratée de la manifestation du 22 mars à Paris en supprimant les TGV empruntés par les manifestants sans se soucier des conséquences pour ses usagers utilisant ces mêmes TGV, ni l’appel à des travailleurs anglais pour remplacer les grévistes aux ateliers du Landy, ni les procédés illégaux en magouillant les préavis de grève afin de décompter les jours de repos en jours de grève aux cheminots grévistes, ni les menaces à l’encadrement du type « si lundi tu es en grève, ta carrière est terminée », nous feront reculer !

La posture du gouvernement est tout aussi pitoyable. Cette réforme est une mascarade tant sur la forme que sur le fond et pourrait être risible si les enjeux n’étaient pas si graves. Le passage en force en ayant recours aux ordonnances, devenu un classique pour notre Président, en est un exemple. La communication de la Ministre des transports sur sa volonté de vouloir négocier avec les organisations syndicales alors même qu’elle n’est en réalité disposée à négocier que sur la mise en application de cette réforme et non sur son contenu, démontre la posture dogmatique de ce gouvernement.

Après avoir matraqué les cheminots « privilégiés » et leur statut, responsables de la situation, avant même que la grève n’ait commencé, aujourd’hui il veut « sauver » la SNCF par la privatisation de l’entreprise et dénonce une mauvaise gestion et le coût qu’elle ferait supporter à la collectivité.
Il est pourtant bon de rappeler que l’actuel Président de la République était il y a peu Ministre de l’économie et notamment en charge des investissements ferroviaires, la Ministre des transports était directrice de la stratégie SNCF de 2002 à 2007, la Ministre de la défense a occupé les fonctions de directrice générale de la SNCF puis directrice générale de SNCF-Voyageurs pour un salaire mensuel de 52000 €, et le Président du directoire SNCF, M. Pépy, occupe depuis 1997 des fonctions de premier plan dans l’entreprise.

Finalement les personnalités patronales et politiques qui portent ce mauvais projet de réforme, ne découvrent pas la situation ferroviaire puisqu’ils en sont co-auteurs. Les empoisonneurs d’hier cherchent aujourd’hui à vendre leurs mauvais remèdes !
La population n’est pas dupe tellement les manœuvres sont réchauffées et pathétiques. Au contact de celle-ci et des usagers lors de rencontres, de distributions de tracts ou du journal « La vraie info » édité à 1 million d’exemplaires par la CGT, le soutien et l’accueil sont incroyables ! Et pour cause, la réforme proposée par le gouvernement ne répond en rien aux problèmes de l’environnement, du ferroviaire, du maillage du territoire.

Ensemble cheminots, usagers, citoyens sentons bien que cette réforme dépasse largement la SNCF et attaque les services publics en général et les intérêts collectifs.
D’autres réformes sont possibles, celles du progrès social, du service public pour tous, du respect de l’environnement… La CGT, à travers son rapport « Ensemble pour le fer » remis au Premier ministre le 13 mars dernier, et les cheminots défendent ces projets et la SNCF.

Les cheminots dans la bataille contre la direction SNCF et le gouvernement, depuis le 03 avril dernier sont parfaitement conscients de la durée du mouvement dans lequel ils s’inscrivent et sont déterminés et sereins. Ce conflit ne se terminera qu’après la victoire pour tous !

Anne-Sophie, syndicaliste cheminote en grève