ENSEMBLE POUR LE FER !

mercredi 21 mars 2018
par  PCF Drôme

Dans les plans de prévention de catastrophes naturelles, il est souvent fait référence à « la mémoire du risque ». En matière de catastrophe sociale, on pourrait en faire tout autant.
Il y a 21 ans pour justifier l’ouverture à la concurrence de France Télécom, les éléments de langage étaient exactement les mêmes que ceux employés aujourd’hui avec la SNCF.
« Ce n’était pas une privatisation » pouvait on entendre ?.De la confusion « ouverture du capital » et « privatisation », c’était un des intertitres du contenu du rapport Delebarre remis au gouvernement Jospin en 1997.
Les mensonges proférés hier aux personnels de France Télécom nous rappellent de manière évidente ceux martelés aujourd’hui par la ministre des transports Elisabeth Borne.
21 ans après, le gouvernement d’Edouard Philippe n’a rien de moderne, c’est du recuit. Les cheminots l’ont bien compris et ils sont très en colère.
Ceux qui veulent « descendre » la SNCF utilisent une panoplie de dysfonctionnements récents que les cheminots ont vu venir.
Ils ont souvent combattu des réorganisations mises en place dans l’unique but de les préparer à la concurrence : fermetures de guichets - suppressions d’agents d’escale - suppressions des brigades de l’infra - suppressions des contrôleurs à bord des trains périurbains - suppressions d’agents d’entretien du matériel ( 38000 emplois en 15 ans ). Et avec la privatisation ... ça devrait aller mieux ?
L’unité syndicale (CGT- SUD - UNSA - CFDT) doit faire réfléchir le gouvernement car depuis 1995, nous n’avions pas eu une telle unanimité face à l’ampleur des attaques.
La fédération des cheminots CGT a remis au gouvernement un rapport de 47 pages (Ensemble pour le fer) dans lequel la satisfaction des besoins de transport est au cœur de ses propositions.
La balle est dans le camp de Madame la ministre.
Les syndicats des cheminots CGT de la Drôme/Ardèche comptabilisent près de 200 inscriptions pour monter manifester à Paris jeudi 22 mars.
Cette mobilisation s’annonce exceptionnelle tout comme dans l’ensemble de la fonction publique.
Et si toutefois le gouvernement ne comprenait pas le message, ce sera « En marche ou GRÈVE »
Franck COMBES
Syndicaliste cheminot