Le collectif de défense de l’hôpital de Die communique.

mardi 20 mars 2018
par  PCF Drôme

Urgence, stoppons l’hémorragie !

M. Grall le directeur de L’Agence régionale de la santé (ARS) n’aura pas tardé à réagir à l’alerte lancée par le collectif de défense de l’hôpital à propos de la menace sur le service des urgences. Il assure dans un communiqué et lors d’un comité de suivi réuni en urgence « qu’il n’y a aucun projet de fermeture des urgences, de jour comme de nuit », que « l’autorisation de fonctionnement 24 H/24 n’est pas remis en cause ». Il oublie de préciser que la directrice provisoire pourrait demander son arrêt du jour au lendemain pour une raison ou une autre (ce que l’ancien directeur avait d’ailleurs tenté de faire pour la maternité au printemps dernier, un arrêté de fonctionnement n’est pas immuable).

Depuis cette campagne de communication réussie, d’autres médecins ont annoncé leur volonté de partir. M. Graal est en train de faire tomber le château de carte de la santé dans le Diois.
M. Graal a promis d’embaucher des « intérimaires » tout en admettant que ce serait difficile. C’est pourquoi nous avons demandé à la députée, lors de sa permanence, de pousser la proposition de la ministre de la santé de plafonner les indemnités des intérimaires et de titulariser ceux en place.
Compter sur les intérimaires pour faire fonctionner un service, c’est assurer la baisse de la qualité des soins aux patients, la déprime des équipes médicales avec au surplus un surcoût financier outrancier.
Pour information, lors du comité de suivi, M. Grall a annoncé qu’une « sage-femme correspondante SAMU est à l’étude ». Il avait pourtant promis dès le 24 novembre qu’elle serait présente dès le 1er janvier, tout comme le transfert sécurisé des parturientes en urgence. Aujourd’hui aucune modalité de transfert n’existe pour une femme en travail et M. Grall préfère payer jusqu’à 15 jours d’hôtel à Valence aux parturientes plutôt que de chercher des solutions de fond ! (On se croirait chez les Esquimaux).

On le voit, l’ARS avance à coup de bluffs et la promesse de « renforcement » des urgences en est une nouvelle preuve.

Pour cette raison, nous demandons à la ministre de la santé de prendre les mesures immédiates pour maintenir les urgences et, donc, rouvrir la maternité et la chirurgie pour retrouver notre attractivité et un minimum de confiance. C’est vital, qu’elle le fasse !
Pour cela, rendez-vous avec casseroles et instruments de musique le samedi 24 mars à 10h devant la sous préfecture de Die.

Le collectif de défense de l’hôpital de Die
Le 19 mars 2018