Quels espoirs pour le mouvement social face à l’offensive libérale tous azimuts ?

mercredi 14 mars 2018
par  PCF Drôme

À l’heure du bicentenaire de Karl Marx, une phrase du manifeste communiste de 1848, résonne par son actualité : «  comment la bourgeoisie surmonte t’elle ses crises ? ...en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant encore plus »

Aujourd’hui, le capitalisme veut marchandiser l’ensemble des activités humaines, même les plus essentielles, comme la santé, l’éducation, l’énergie, etc…
La casse des services publics, la remise en cause des statuts garants de l’intérêt général s’accélère. Toutes les entraves au profit sont dans le collimateur du système et de ses valets étatiques.

Nous sommes atterrés à l’idée de la catastrophe sociale qui se prépare et à espérer une riposte forte pour faire barrage à cette agression sans précédent.
Mais les mouvements sociaux contre les lois et ordonnances travail n’ont pas répondu à nos attentes.et devant l’ampleur de la tâche, nous voyons parfois le renoncement gagner du terrain.
Le capitaliste financiarisé aurait-il gagné la lutte de classes comme le prétend Warren Buffet ? Macron aurait il gagné la partie comme l’annoncent certains ?

Et si, derrière cette apparence, le système construisait pas à pas les instruments de sa propre destruction ?
Car, les lignes semblent bouger aujourd’hui : le permis de licencier accordé aux employeurs frappe durement les salariés (Pimkie, carrefour, PSA) qui constatent aussi que la promesse de Macron d’augmenter leur pouvoir d’achat n’est qu’un marché de dupes ! les retraités expérimentent la baisse de leurs pensions avec la hausse de CSG !
Et on commence à voir qu’il s’agit bien d’une remise en cause des fondements de notre système de santé solidaire qui depuis 1945, avec l’amélioration des conditions de vie et de travail, a permis de faire progresser l’espérance de vie !

Rien n’est joué !

Certes, nous savons bien que, du début de la prise de conscience à la création d’un mouvement social d’ampleur, il y a du chemin à faire. Mais ne renonçons pas, accompagnons toutes les luttes qui se développent car, même locales même limitées, elles sont des brèches dans l’ordre social et économique dominant.
A la SNCF et dans les services publics, le gouvernement, en appuyant sur la prétendue illégitimité des statuts, tente d’opposer les catégories entre elles, pour détourner le regard de ses projets destructeurs et parce qu’il sait bien que c’est dans la solidarité usagers salariés que réside le levier décisif pour le faire reculer. Accompagner la lutte des cheminots ou des fonctionnaires, c’est défendre nos intérêts.

Plus que jamais il faut expliquer, développer par tous les moyens le débat d’idées, il faut aussi retrouver l’espoir dans un changement possible, en posant les bases d’un projet de société alternatif. Le congrès extraordinaire du PCF de novembre 2018 doit initier cette réflexion.

C’est le moment d’écrire le manifeste du Parti communiste du XXIème siècle !

Nicole GRENIER-MERICO