DROITS DES FEMMES : IL EST TEMPS DE LES PRENDRE AU SERIEUX

mercredi 7 mars 2018
par  PCF Drôme

Suite aux révélations des comportements sexistes de ces derniers mois, nous avons assisté à une libération de la parole et à une amélioration de la qualité de l’écoute.
La violence que nous, FEMMES, constatons au quotidien est désormais largement révélée et entendue dans l’espace public.
Le sexisme est bien vivant et les droits des femmes sont encore trop souvent bafoués.
Si une prise de conscience nécessaire est en cours, elle est ralentie par la tentation du statu quo, la déresponsabilisation des auteurs de violences et un manque de volonté des autorités de prendre des mesures statutaires pour faire en sorte que les femmes et les hommes aient les mêmes droits et que nos acquis ne soient pas menacés.
Dans son discours du 25 novembre, le Président Macron a promulgué des mesures pour contrer les violences faites aux femmes. Or, les violences ne se limitent pas à des violences physiques et par la mise en œuvre d’une politique capitaliste ou le patriarcat continue à prédominer, Emmanuel Macron montre un mépris pour le sort des femmes les plus dépourvues.
Plus de femmes que d’hommes vivent sous le seuil de la pauvreté car les femmes sont plus souvent à la tête d’une famille monoparentale, avec pour seules ressources une allocation ou un salaire à temps partiel.
Le taux de pauvreté chez les femmes de plus de 75 ans est plus élevé que celui des hommes parce que les femmes ont plus souvent connu des périodes d’inactivité ou n’ont pas occupé d’emploi et perçoivent des retraites faibles, une mince pension de réversion ou le minimum vieillesse.
Si le salaire augmente avec le diplôme et les femmes sont plus diplômées que les hommes, les femmes gagnent toujours moins que des hommes.
Est-ce que parce que les filles sont orientées vers des filières qui conduisent à des secteurs où les rémunérations sont moindres et le temps partiel imposé ?

Abolition des comités d’hygiène et sécurité, diminution de la médecine du travail : les recours des femmes victimes de harcèlement, agressions, mauvaises pratiques au travail sont attaqués. L’AVFT* a été contrainte de fermer son standard devant l’augmentation du nombre d’appels. Comme d’autres associations de défense des femmes, les subventions dont bénéficient l’AVFT n’augmentent pas.
L’augmentation du budget du secrétariat d’Etat à l’égalité entre femmes et hommes est révélateur : de 29,81 M d’euros à seulement 30 M d’euros : malgré des beaux mots, le gouvernement ne prend pas au sérieux les besoins des organismes qui agissent pour les femmes.
Tant de questions sans réponse : la fermeture des maternités, les menaces à l’IVG, la réévaluation des pensions des retraites, la sous représentation des femmes dans des postes de responsabilité …
Au travers le politique non-sexiste du PCF, les communistes doivent œuvrer pour vaincre la domination du patriarcat, partie intégrante du capitalisme.
Sans l’engagement de tous, nous n’avancerons pas vers une société égalitaire.

Linda Sherwood

*Association contre les violences faites aux femmes au travail.