ALERTE

mercredi 28 février 2018
par  PCF Drôme

Éducation nationale, santé publique, statut de la fonction publique, statut des personnels de la SNCF, l’offensive ultra-libérale de Macron est généralisée. Elle incarne avec la loi travail XXL et la réforme des retraites, une restructuration profonde du modèle social français hérité notamment du Conseil National de la Résistance. C’est une attaque massive, rapide et cohérente. Le pouvoir à la solde des marchés financiers pousse à un changement total de paradigme afin d’asseoir durablement les nouvelles règles du jeu de l’exploitation capitaliste, à un moment de basculement après 50 ans de cycle long de crise systémique.

À l’évidence le statut de la fonction publique comme celui des personnels des services et des entreprises publiques (SNCF, EDF, etc.) sont des obstacles à cette évolution. Et il leur faut s’en débarrasser. Depuis 30 ans que ces statuts sont vilipendés, attaqués, brocardés, dénaturés, il s’agit aujourd’hui de leur porter l’estocade. Et Macron en petit valet du capitalisme financier est le matamore de service.

Ce monsieur et ses commanditaires ne supportent pas en effet un statut de la fonction publique qui protège à la fois les personnels et les citoyens permettant à 20% de la population active de bénéficier de la sécurité de leur emploi et de protections vis-à-vis de leur employeur. Ils ne supportent pas que ce statut en appelle à la responsabilité du fonctionnaire plutôt qu’à son obéissance, qu’il propose à la place d’une logique d’emploi, un système de carrière garant de la neutralité de l’administration et de l’indépendance du fonctionnaire, un statut qui assure une unité de traitement et d’accès des citoyens en même temps qu’une diversité de réponses.

La lutte des classes fait rage. L’heure est à l’intervention massive, déterminée, lucide sur des contenus politiques réalistes et radicaux. Il ne suffit plus de combattre les mauvais coups, il faut construire les réponses nouvelles aux besoins de maîtrise collective pour le développement des potentiels de chacune et de chacun et le respect de la planète.
C’est un enjeu de civilisation.
Soit nous laissons le capitalisme financier continuer à prélever toujours plus sur la valeur ajoutée (richesse produite par le travail humain) pour assurer aux dividendes les meilleurs rendements. Soit nous décidons de prendre le pouvoir sur l’argent, celui des entreprises et celui créé par les banques (Banques de dépôt et surtout BCE) pour orienter cet argent vers des investissements efficaces socialement (services publics, nouvelle industrie...) et engager ainsi un dépassement réussi du système capitaliste.
C’est l’objectif premier que doit se fixer chaque progressiste, c’est la voie que doivent ouvrir en priorité les communistes en allant à la rencontre des salariés et de leurs représentants.

Il n’y aura pas de solutions viables sur le long terme sans prendre à bras le corps cette question.
Jean-Marc DURAND