Lutte des gardiens de prison : une délégation PCF à la prison de Valence.

jeudi 25 janvier 2018
par  PCF Drôme

Alors que le mouvement des gardiens de prisons se poursuit, après les agressions dont ces derniers ont été victimes, et que les organisations syndicales ont claqué la porte à la ministre incapable d’entendre les revendications, le mouvement de grève avec blocage se poursuit.
Mercredi 24, une délégation du PCF Drôme (1) est allée à la rencontre des gardiens en lutte aux portes de l’établissement de Valence dans un environnement de fourgons de CRS.
A Valence, on trouve l’ensemble des phénomènes décrits dans la presse : manque de personnel, formation insuffisante, salaires peu attractifs et bien que les locaux soient neufs, un manque criant d’organisation interne et de moyens faisant se côtoyer des détenus "radicalisés" avec des primo petits délinquants, voire avec des malades psychiatriques dangereux que les établissements de psychiatrie ne peuvent plus accueillir faute, eux aussi, de moyens suffisants. Bref, une dégradation généralisée des conditions de travail sur fond d’insécurité grandissante pour l’exercice des missions de surveillance et d’accompagnement des détenus dont l’évolution de la population nécessite à la fois une plus grande vigilance et de plus grandes compétences pour entamer une action de réinsertion. Le malaise est tel qu’une partie du personnel candidate au départ dans d’autres administrations et que les concours ne font finalement pas le plein.
La question de la sécurité est prioritaire et la proposition de la ministre -1100 postes sur trois ans - relève de la blague nous ont dit les militants. A Valence, il faudrait au bas mot 60 agents supplémentaires.
Pour le Parti Communiste Français, on peut mesurer dans ce domaine aussi ce que veut dire la "Réduction de la dépense publique", formule magique que les Présidents de la République successifs depuis bientôt trente ans ont inlassablement répétée avec une nette accélération depuis Sarkozy, Hollande et maintenant avec Macron.
La priorité est de trouver de moyens nouveaux de financement, pour recruter massivement des agents, leur assurer une formation gratuite et de haut niveau et ensuite reconnaître ces qualifications acquises dans le salaire. Le sort des personnels pénitentiaires en dépend tout comme d’ailleurs l’efficacité de la mission d’incarcération dont la première finalité, outre de punir, est de permettre, une fois leur peine purgée, la réinsertion des détenus dans la vie active normale. C’est urgent pour la sécurité des personnels, c’est urgent pour la sécurité du pays, c’est urgent pour ouvrir sur une nouvelle société. Et des moyens pour financer cela, il y en a. Il suffit pour cela d’imposer à leur juste niveau les revenus des entreprises, du capital et de la fortune et d’utiliser la capacité de création monétaire, notamment de la BCE, pour financer par le biais d’un fonds dédié, le développement des services publics.
Jean-Marc Durand
Secrétaire départemental du Pcf.
1) La délégation du PCF Drôme était composée de : J M Durand, R Gardes,
J P Basset.