Les prisonniers politiques palestiniens

jeudi 18 janvier 2018
par  PCF Drôme

En ce début d’année 2018, plus de 7 500 Palestiniens sont encore détenus dans les prisons israéliennes dont 61 femmes, 320 mineurs de moins de 18 ans, 13 députés et 500 en détention administrative c’est-à-dire sans jugement ni acte d’accusation.
Parmi ces prisonniers plusieurs sont emblématiques de la répression que subit le peuple palestinien :
- Ahed Tamimi, une jeune fille de 16 ans du village de Nabi Saleh arrêtée le 19 décembre dans sa maison en pleine nuit et détenue depuis cette date dans l’attente d’un procès sans cesse repoussé. Elle représente le symbole de la résistance à l’occupation des Palestiniens après la diffusion d’une vidéo devenue virale où elle gifle un soldat israélien dans la cour de sa maison après que son cousin ait été gravement blessé par le tir d’un soldat israélien. Sa mère Nariman est également en prison et son père, Bassem, a déjà fait plusieurs séjours en prison.
- Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, en détention administrative depuis le 23 août 2017 et qui a été transféré le 1er janvier 2018 de la prison de Qeziot dans le Néguev à la prison de Meggido, au sud-est de Haïfa dans laquelle les conditions de détention sont encore plus spartiates. L’administration pénitentiaire a indiqué avoir pris cette décision à titre punitif suite à l’interview donnée par Salah à l’Humanité par l’intermédiaire de ses avocats.
On ne peut que regretter que, malgré les nombreuses interventions d’élus et la signature d’une pétition, le président et la diplomatie française ne soient pas encore intervenus publiquement pour réclamer la libération de Salah.
- Khalida Jarrar, députée au Conseil Législatif Palestinien, qui a déjà fait l’objet de plusieurs périodes de détention et dont la détention administrative depuis le 2 juillet 2017 a été renouvelée le 2 janvier 2018 pour une période de 6 mois,
- Sans oublier Marwan Barghouti, député palestinien, en prison depuis avril 2001 et condamné en 2004 à 5 peines de prison à perpétuité.

Pour l’AFPS,
Bernard GRUFFAZ