Centre aqua ludique de Valence : Ce qu’il faut vraiment savoir

mercredi 20 décembre 2017
par  PCF Drôme

Son coût réel : l’agglomération versera 14 millions au départ puis contribuera chaque année à hauteur de 1,5 million d’euros. Le coût global pour la collectivité sera de 45 483 043 euros. (Rapport de présentation du Président au conseil communautaire, page 10.)
Le concessionnaire ne perdra pas d’argent : évidemment non puisque la ville versera chaque année 648 449 euros au titre du déficit d’exploitation. (Page 10 du rapport du Président).
La ville deviendra pleinement propriétaire dans 25 ans : certes, mais d’un bâtiment ancien, probablement obsolète qu’il lui faudra entretenir ou… fermer. L’exploitant ne prévoit que 138 567 euros annuels pour le gros entretien et le renouvellement soit moins de 0,5% de l’investissement initial. C’est ridicule pour un équipement à fortes contraintes de ce type.
Un bassin extérieur utilisable toute l’année : un tel équipement est incompatible avec les exigences du « Plan climat Air Energie » voté le même jour par le conseil communautaire. L’heure est aux économies d’énergie non à leur gaspillage.
Les équipements annexes de la piscine : ils seront d’accès payant en sus du droit d’entrée. Investir de l’argent public pour créer une piscine à l’usage de tous entre bien dans les compétences de l’agglomération. Mais est-il de sa responsabilité de financer « Un bassin nordique de 315 m² ouvert toute l’année, un espace balnéo-fitness dédié au bien-être qui proposera trois saunas (dont un extérieur), un hammam, des douches sensorielles, un bassin intérieur et extérieur de 123 m² (jets massants, alvéoles à jets, col de cygne, cascade, bain à remous, couloir de marche à contre-courant) » ? De toute évidence non.
La création de ces équipements qui ne sont pas d’intérêt général revient au privé.
L’emploi : le concessionnaire annonce 35 emplois dont certains pourraient être pourvus localement. Combien de suppression d’emplois dans les entreprises qui vont se voir concurrencées par un équipement créé et subventionné sur fonds publics ?

Conclusion : cet équipement est un luxe inutile qui ne répond pas à un besoin réel des populations du territoire. Les difficultés de gestion des centres aquatiques de Tain ou de Bourg-de-Péage auraient du inciter les décideurs de l’agglomération à plus de prudence
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Gérard BOUCHET – Conseiller municipal – Conseiller communautaire
Patrick ROYANNEZ – Conseiller municipal de Valence – Conseiller communautaire