LE LOGEMENT SOCIAL EN GRAND DANGER

mercredi 18 octobre 2017
par  PCF Drôme

L’annonce du gouvernement d’économiser 1,7 milliards d’euros sur les 17 milliards de l’APL, va avoir des conséquences désastreuses sur les locataires HLM et sur les bailleurs sociaux.
Dès 1977, création de l’APL, la CNL avait dénoncé les dangers des aides à la personne en remplacement des aides à la pierre.
Aujourd’hui, les faibles revenus des familles, les hausses incessantes des loyers notamment dans le secteur privé, démontrent la perversité du système.
Néanmoins, supprimer 50 à 65 euros d’APL par bénéficiaire et demander aux seuls organismes HLM de baisser leur loyer d’autant, aura des répercussions désastreuses sur le logement social.
Lors du congrès de l’Union Sociale pour l’Habitat, de nombreux organismes ont fait leurs comptes et plus d’une soixantaine seront en grandes difficultés fin 2018.
En Drôme-Ardèche, pour l’ensemble des bailleurs sociaux, cela représente :
- Baisse de l’entretien des résidences et des logements, coup de frein aux services rendus, moindre présence des bailleurs sur le terrain,
- La remise en cause de l’engagement des bailleurs pour réhabiliter 800 logements par an,
- L’arrêt des projets de renouvellement urbain des quartiers,
- La remise en cause de la construction de 600 logements neufs performants énergétiquement, alors que 17 000 ménages sont en attente d’un logement de qualité en Drôme ou en Ardèche moins cher que le prix du marché.
- Cela remet en cause la capacité des organismes HLM à accueillir les populations les plus fragiles et les loger dans des conditions financières et de confort adaptées à leurs ressources et à leurs besoins.
- Pénalise notamment les organismes qui ont fait l’effort d’accueillir les familles les plus modestes et qui sont bénéficiaires de l’APL.
Cela représente plus de 1000 emplois non délocalisables sur les deux départements, et 100 millions d’euros qui ne seront plus investis dans l’économie locale.
Les HLM représentent 12% de l’activité du BTP. Ce sont les emplois de demain que l’on remet en cause.
C’est le logement social qui permet que les loyers du privé ne s’envolent pas.
Le mettre à mal, l’arrêt des constructions va créer une pénurie et obliger les familles à se loger dans le privé avec le prix du marché et les marchands de sommeil.

Un collectif « Vive l’APL » a été créé avec les bailleurs sociaux, les associations de locataires, les associations d’insertion… afin de sensibiliser sur les dangers de ces mesures.
La contrepartie proposée par le gouvernement est :
- La suppression de certaines normes et donc de la qualité du logement,
- La vente des logements sociaux, donc moins de logements à terme et surtout la possibilité à des organismes à but lucratif de s’approprier des immeubles financés par l’argent public.

Le logement social est en grand danger. Nous devons le défendre pour garantir aux familles un logement de qualité à un prix abordable.

Alice BOCHATON
Militante à la CNL


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