La Palestine omniprésente à la Fête de l’Humanité Liberté pour Salah Hamouri !

jeudi 21 septembre 2017
par  PCF Drôme

Quel plaisir pour les militants de la solidarité avec le peuple palestinien de se promener dans les allées de la fête de l’Humanité ce week-end dernier au parc de la Courneuve.
Partout, dans les stands des fédérations, dans ceux des associations de solidarité, dans les espaces communs, on trouvait des portraits de Salah Hamouri, de Marwan Barghouti et des appels à la justice pour le peuple palestinien.

L’épouse de Salah Hamouri, Elsa Lefort, était l’invitée de l’AFPS samedi matin pour rappeler le parcours de Salah et communiquer les dernières informations en sa possession sur sa situation actuelle.
A la suite de son intervention, un cortège a parcouru les allées de la fête derrière une banderole et des photos de Salah avec la présence d’Elsa, de Fadwa Barghouti, épouse de Marwan, de l’ambassadeur de Palestine en France et de plusieurs palestiniens présents sur la fête pour apporter leurs témoignages.

Ce lundi 18 au matin, nous apprenions que la cour de district de Jérusalem avait rendu son verdict et que Salah Hamouri était condamné à la détention administrative pour une durée de 6 mois. Voici le communiqué publié par son comité de soutien :

« Ce lundi est un jour sombre. Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été condamné à 6 mois de prison renouvelables, sous le statut de la « détention administrative. ». C’est-à-dire sans connaître précisément et exactement ce qui lui est reproché, sans avoir accès à son dossier classé secret, sans avoir droit à un procès équitable et contradictoire. Et tout ceci pour satisfaire à un ordre, signé de sa main, d’un ministre israélien de la défense particulièrement extrémiste : Avigdor Lieberman.
Depuis le 23 août Salah Hamouri est la victime d’un arbitraire total. Depuis le 23 août, il est en prison, pour rien. Depuis le 23 août, il ne peut communiquer avec sa famille. C’est un calvaire pur et simple à mettre, une fois de plus, au débit des autorités israéliennes qui violent en permanence le droit sans recevoir en retour la réaction concrète qui s’impose.
Cette décision survient de surcroît à un moment précis : hier notre compatriote Loup Bureau revenait enfin en France suite à son emprisonnement pendant 51 jours par les autorités turques qui l’accusaient, elles aussi sans la moindre preuve, de faire partie d’une « organisation terroriste. ».
Nous nous réjouissons de cette libération ! Si Loup Bureau a pu sortir de prison c’est suite aux interventions répétées des autorités françaises au plus haut niveau ainsi que de la médiatisation de son cas par ses confrères journalistes.
Cela ne fait que souligner avec d’autant plus de force le fait que la décision israélienne a été possible parce que ni les autorités françaises, ni la presse n’ont bougé nettement pour la libération de Salah Hamouri.
Pourtant la liberté est indivisible ou bien elle n’est pas. Ce double standard concernant une situation identique sur le fond ne peut que heurter tous les démocrates et faire monter l’exigence d’une intervention du Président Macron à l’endroit d’Israël qui ne peut être traité autrement que tout autre Etat.
Ce qui a été possible en Turquie doit l’être pour Israël, personne ne comprendrait que le silence français – aussi bien de l’Elysée que du Quai d’Orsay – continue au point d’en devenir assourdissant.

Nous demandons donc solennellement aux autorités françaises compétentes de refuser le « deux poids, deux mesures » et d’intervenir en urgence auprès de leurs homologues israéliens. Nous demandons que le Président reçoive la femme de Salah Hamouri. Nous demandons, enfin, que les médias estiment que l’internement arbitraire d’un journaliste n’est pas plus grave ou important que l’internement d’un avocat. La liberté ne peut connaître aucune distinction ni de frontières.
Nous affirmons, enfin, forts du soutien d’une multitude de personnes venues de tous les horizons, que plus que jamais, nous entendons faire prévaloir la justice et le droit ; que plus que jamais nous sommes aux côtés de Salah Hamouri et de sa famille si durement éprouvés ; que plus que jamais nous entendons faire faire aboutir cette exigence dont la justesse est indiscutable : Liberté pour Salah Hamouri ! ». Paris le 18 septembre 2017.

Vous pouvez écrire au Président de la République : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Bernard GRUFFAZ de l’AFPS