Mouvements, collectifs, syndicats, partis,rassemblements... quels choix ?

jeudi 28 septembre 2017
par  PCF Drôme

Les mouvements sociaux de cette dernière période, organisés face aux
agressions successives et répétées contre les acquis sociaux résultant de
longues luttes, se cherchent souvent de nouveaux qualificatifs.
Comme si les structures bâties par le mouvement ouvrier étaient
périmées. Certes, ces organisations connaissent des échecs dont elles ont
sûrement une part de responsabilité, mais dans le contexte difficile du
moment, elles n’hésitent pas à relancer les mobilisations comme cela sera le
cas pour la fonction publique le 10 octobre.
Et à y bien regarder, les conquêtes réelles des salariés, jusqu’à ce jour,
résultent bien des mobilisations et des rapports de forces construits par des
organisations structurées : ici, le « syndicat », là, le « parti ».

Pourtant une pensée dominante s’installe, le mouvement d’indignation, le
dégagisme seraient en train de supplanter les organisations que les salariés
conscients se sont donnés. Finies les laborieuses motions et propositions
soigneusement élaborées pour le changement réel, finie la patiente école
militante, place à l’émotion immédiate et aux mouvements spontanés comme
si l’adhésion à une organisation démocratique, qui n’exclut pas d’ailleurs sa
part d’émotion et de colère, devenait obsolète.

Il est vrai que l’adhésion syndicale ou au parti implique l’engagement de
longue durée, la patience, l’intervention quotidienne pour des résultats... pas
toujours immédiats.
Gardons nous de dérives opportunistes, car s’il y a une force qui a bien
compris l’intérêt du « mouvement » face aux partis structurés, c’est bien le
capitalisme qui a remarquablement rebondi sur cette notion en promouvant le
mouvement « en marche » capable d’ébranler toutes les structures
partisanes. D’ailleurs, ses médias sont souvent bienveillants vis-à-vis
d’indignations éphémères et souvent anti partis. On voit bien qu’un des
objectifs de la réforme du Code du Travail est bien l’affaiblissement de toute
la représentation syndicale.

Quant au parti communiste, après la réussite magistrale de la fête de
l’Humanité, il entend bien continuer de travailler au rassemblement des
forces progressistes, dans le respect de chaque identité, pour renverser le
cours libéral et bâtir une société socialiste.
Ce sera sûrement un des thèmes du débat qui se déroulera ce
1er Octobre à Chatuzange le Goubet à la Fête départementale des
Allobroges.

Robert FARESSE