Manifestation du 8 avril à Die pour le maintien de la maternité et de la chirurgie

mercredi 12 avril 2017
par  PCF Drôme

La manifestation du 8 avril 2017 a connu un franc succès : 7 à 800 personnes dans la rue.
Les batucadas ouvrent le cortège avec beaucoup de rythme et d’entrain, applaudies par les curieux.
Devant la foule qui se presse sur le parvis de la mairie, deux crieurs de rue, qui ont recueilli des témoignages pendant la manifestation, les lirons. On peut noter : « Marisol accouche ! », « Si la ministre vivait à Die, l’hôpital ne serait pas menacé. Il faut lui botter le cul ! » (Voir la courte vidéo sur Facebook).
Philippe Leeuwenberg, notre président, indiquera notamment qu’un récent courrier du préfet de la Drôme en réponse au collectif de défense de l’hôpital confirme la nécessité de manifester en nombre ce 8 avril.

En effet, l’Agence Régionale de la Santé a accepté de renouveler la publication des postes de gynécologie obstétrique pour la maternité de Die. Ce n’était pas acquis, c’est le fruit de la pression maintenue depuis des semaines. Le non renouvellement équivalait à une fermeture.
Les trois candidats pour la maternité de Die le sont toujours et vont à nouveau être reçus par le directeur de l’hôpital de Die par intérim dans la première quinzaine d’avril. Des entretiens qui n’auraient pas lieu d’être si une décision de fermeture avait été prise.
Mais il existe toujours une condition pour que les candidats acceptent de venir travailler à Die : que la ministre de la santé et du droit des femmes sorte de son indécision et accorde une autorisation de fonctionnement de cinq ans pour que le personnel de la maternité, de la chirurgie et des urgences vitales, puissent enfin travailler dans la sérénité et sur un projet à long terme, que la sécurité des usagers de l’hôpital puisse être assurée. C’est ce que nous demandons depuis des années, c’est ce que nous exigeons aujourd’hui.
Et il conclura que les actions se poursuivront.

M. Trémollet, maire Die, lâchera : « Ca suffit ! Pendant combien de temps allons-nous être obligés de supporter cette épée de Damoclès ? Avec mes camarades élus, nous sommes armés d’une très grande détermination ! »
Alain Matheron, président le Communauté de Communes livrera : « Force est de constater que la parole de la ministre Marisol Touraine, que nous sommes allés chercher à Paris n’est pas tenue ». Et à la fin de son propos, il regrettera l’absence des élus nationaux. Précisons qu’il s’agit du Sénateur Didier Guillaume et du député Hervé Mariton.
La conseillère régionale, Corinne Morel-Darleux, apportera son soutien et dénoncera la politique de Santé du gouvernement.
Une délégation du Collectif et des élus se rendra ensuite à la sous-préfecture, forte du soutien de la manifestation et des 12 000 signatures sur la pétition.
Depuis décembre 1986, une quarantaine de manifestations, rassemblements, barrages routiers, blocages de trains ont eu lieu. La lutte a payé mais elle devra continuer.
Pourtant, on voit bien que la lutte seule ne suffit pas. Il faut changer les orientations politiques en matière de Santé et revenir aux principes mêmes de la Sécurité Sociale créée en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale.

Jean-Pierre RAMBAUD