THALES AVIONICS Valence L’intersyndicale refuse le dialogue social de façade

mercredi 22 février 2017
par  Communication Pcf 26

Bénéfices depuis plusieurs années consécutives, résultats qualifiés d’excellents pour 2015, prévus exceptionnels pour 2016, sans compter 2017 qui s’annonce encore plus profitable…Le PDG de THALES et les directeurs généraux des filiales ont de quoi se réjouir.
Mais qu’en est-il de ceux grâce à qui cette richesse est créée ? Il semblerait logique, et juste, que le travail accompli soit valorisé de manière concrète.
Or les dividendes versés aux actionnaires augmentent, alors que le contenu des propositions avancées dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) ne répond pas aux attentes des salariés, provoquant chaque année des mouvements de contestation.
Malgré la belle image de façade que donne le site de Valence, les conditions de travail des salariés se dégradent. La plupart des départs ne sont pas remplacés, et quand il le sont, c’est par le recours à la sous-traitance, l’intérim ou les contrats à durée déterminée.
Ne croyez pas que le choix de pressurer la masse salariale est effectué pour dégager des moyens permettant d’investir sur le long terme, les profits d’aujourd’hui ne sont pas les investissements de demain. Spéculation, « optimisation » fiscale, voilà les maîtres mots d’une société menée par la finance, et tant pis si cela ne répond pas aux besoins.
La direction, qui se gargarise de la « qualité du dialogue social », durcit le ton : Les mesures salariales qu’elle autorise sont inférieures à celles pratiquées en 2016.
L’intersyndicale de THALES AVIONICS (CGT, SUPPER, FO, CFDT, CFE-CGC) a donc décidé de rompre ce pseudo dialogue social, en boycottant l’ensemble des réunions avec les représentants du personnel, à l’exception de celles concernant la sécurité des salariés.
Rappelons que les communistes, dans leur proposition de loi Sécurité Emploi Formation, demandent que de nouveaux pouvoirs de gestion soient accordés aux salariés et aux Comités d’Entreprise, contre la dictature des marchés financiers.
Dominique LORMIER