LA JUSTICE DU XXIème SIECLE A VALENCE !

mercredi 25 janvier 2017
par  Communication Pcf 26

Alors que la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 dite de modernisation de la justice du XXIème siècle allait être publiée au journal officiel, syndicats de magistrats et avocats du Barreau de VALENCE disaient leur inquiétude lors d’une conférence de presse le 16 novembre 2016.

Phénomène tout à fait exceptionnel, justifié par une situation inquiétante de l’état de la justice à Valence, annoncé pour 2017. Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale des Magistrats et FO Magistrats dénoncent la pénurie d’effectifs.
En 2017, il manque en effet 20% des effectifs du Tribunal. 7 postes de magistrat sur 37 ne sont pas pourvus, 5 magistrats du siège et 2 magistrats du Parquet.
Le nombre de magistrats était déjà désormais insuffisant en raison de l’augmentation du nombre de procédures.
Cette situation a été confirmée lors de l’audience de rentrée solennelle du Tribunal le 9 janvier 2017.
Cette pénurie entraîne une surcharge de travail et certains magistrats se déclarent « à bout » et « à la limite physiquement ».
Ils dénoncent également une gestion du personnel catastrophique et un manque d’effectifs continu.

Le justiciable sera la première victime de cette situation inacceptable en raison notamment des reports d’audience déjà annoncés, tant au niveau civil qu’au niveau pénal.

Malgré les objectifs affichés, la justice reste le parent pauvre de l’Etat.
« Rendre la justice plus proche du citoyen », « améliorer le fonctionnement quotidien des juridictions », « moderniser la justice pour la rendre plus efficace », tels sont les buts affichés de la nouvelle loi, mais en fait le gouvernement annonce qu’à partir de 2019, cette merveilleuse loi se traduira par une économie nette de 140 emplois et 5 millions d’euros !!! Voilà le but réel !!!.
Si on ajoute à cela les réductions opérées récemment sur l’aide juridictionnelle et les mesures tendant à sortir la justice des Tribunaux, on voit bien qu’on s’achemine vers une justice privée au détriment des plus défavorisés.

Résistons aux illusions de la prétendue modernisation, réclamons une justice accessible à tous et rendue par des juges nombreux et judicieusement formés, toujours nécessaire, même s’il faut développer les modes alternatifs et pacifiques de règlement des conflits

Anne Marie GOUX