Fermeture de Fessenheim : Calculs politicards du candidat Hollande, contre les intérêts la nation !

jeudi 22 septembre 2016
par  PCF Drôme

Au mépris des besoins environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux du pays, Hollande décide le démantèlement de la centrale Fessenheim au prétexte bidon, sans fondement scientifique et technologique, qu’elle est la plus vieille centrale du parc.
Pour Hollande, cette décision n’a pas d’autre objectif que de flatter les électeurs anti-nucléaires et de s’attirer les bonnes grâces d’EELV.

Cette centrale a bénéficié récemment d’importants investissements de plusieurs centaines de millions d’€ pour améliorer sa sûreté conformément aux exigences de l’ASN. Elle est fiable. Elle est très largement amortie et fournit une électricité à faible prix de revient.
L’ASN a confirmé qu’il n’y a aucune raison de fermer Fessenheim.

Sur le plan environnemental et sanitaire, fermer cette centrale serait une grave erreur ! Fessenheim produit annuellement 13 TWh (Electricité décarbonnée), c’est un maillon essentiel de l’équilibre énergétique du quart Nord-Est de la France ; sa fermeture va conduire à de graves difficultés. Cela favorisera l’importation d’électricité en provenance d’Allemagne dont plus de 60% est produite à base de charbon et de lignite dont les ravages environnementaux et sanitaires sont considérables : des rejets dans l’atmosphère de milliards de tonnes de C02 (Accord COP21 dit de « Paris », quelle foutaise !), de souffre, de produits radioactifs naturels (extrait du sous-sol) et des quantités dramatiques de mercure qui empoisonnent terres et mers au point que les scientifiques et les médecins appellent à limiter la consommation de poissons sauvages ; le mercure étant responsable de nombreuses maladies neuronales graves, irréversibles qui touchent principalement les plus jeunes. Ces centrales sont des calamités ! Partout dans le monde, elles doivent être immédiatement fermées !

En fonctionnement, Fessenheim dégage 200 à 400 millions d’€ de bénéfice par an. Cette centrale emploie des milliers de salariés qui vivent dignement de leur travail ; elle participe au dynamisme économique de la région. En cas de fermeture, l’Etat indemniserait EDF de 400 M €, soit un an de bénéfice ; l’entreprise déboursera 10 fois plus pour démanteler ! De lourdes pertes en perspective pour EDF, alors que l’entreprise est déjà fragilisée par des choix incohérents et aventureux du gouvernement (conditions d’absorption d’Areva, projet EPR d’Hinkley Point en Grande-Bretagne ...).

Aujourd’hui en France, c’est 11,5 millions de français en précarité énergétique, une énergie dont le prix est toujours plus élevé, pour doper les profits des opérateurs capitalistes. Le système électrique est de plus en plus dérèglementé, déstructuré et privatisé Hydroélectricité et Transport, demain la distribution… Il est urgent d’inverser ce courant (pas électrique) dramatique.

Au regard de ces enjeux vitaux, la campagne électorale qui s’engage doit être le moment impératif de poser les bonnes questions et de proposer une toute autre politique énergétique qui aurait, selon nous, comme seuls objectifs : fournir un produit de première nécessité accessible à tous et partout, dans le respect de la santé et de la sécurité des personnes, avec le souci de la protection de l’environnement et des ressources naturelles. Ce domaine mérite de consacrer des moyens substantiels pour l’étude et la recherche scientifique et technologique. Cela nécessite aussi des emplois stables, qualifiés en nombre suffisant dans toutes les entreprises concernées.
Seul un service public fort peut assurer la cohérence et l’efficacité du système électrique Français. Jean-Luc FARGIER