L’ASTI (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés) assignée au tribunal à Valence

mercredi 13 juillet 2016
par  PCF Drôme

Mercredi 6 juillet, l’ASTI comparaissait devant le tribunal de Valence.
En effet, la municipalité de Valence, élue en mars 2014, a demandé l’expulsion de l’ASTI des locaux qui étaient, depuis 1981, mis à sa disposition rue Rossini, dans le quartier populaire de Fontbarlettes.

Dans ces locaux d’une surface d’environ 120m2, propriété de l’Office Public de l’Habitat (OPH) mais dont le loyer était payé par la ville, l’ASTI organise des ateliers d’accompagnement à la scolarité, des ateliers pédagogiques, des ateliers théâtre adultes et enfants, des ateliers d’arts visuels, des cours de français pour adultes, activités qui rassemblent régulièrement plus de 50 adultes et 30 enfants, encadrés par une salariée et de nombreux bénévoles.

Certes, la municipalité a beau jeu de dire qu’elle a prévenu l’association dès juin 2015…Mais les propositions de nouveaux locaux sont totalement inadaptées par rapport aux besoins de l’ASTI :
Les locaux à la Maison des syndicats ne sont plus accessibles après 17h30, le bureau dont l’association dispose au centre-ville, à la maison des sociétés, ne fait que 10m2. Quant à la dernière « salle » évoquée par la municipalité, il s’agit en réalité d’un local sans fenêtres…
Idéal pour accueillir le public, non ?

De plus, (comme c’est bizarre !) il semblerait que l’OPH Valence refuse de louer un local du parc public à l’ASTI…
Pour un obscur projet de destruction à moyen terme, c’est une association dont les activités sur le quartier sont reconnues, et financées depuis plus de 15 ans par le département et la politique de la ville (Région, CAF, Ville de Valence) qui est sous le coup d’une mesure d’expulsion.
Les habitants, très attachés à l’ASTI, symbole de tolérance et d’humanisme, ont apporté au Conseil municipal une pétition qui a recueilli plus de 1500 signatures, pour demander le maintien de ses activités sur le quartier.

Un rassemblement de soutien a été organisé devant le tribunal. Etat d’urgence oblige (ou musèlement de l’expression publique) seules quelques personnes ont été admises dans la salle d’audience, le reste devant patienter sur la place.
Le tribunal rendra sa décision publique le 7 septembre.
Dans cet intervalle, l’ASTI continue d’occuper les locaux où se déroulent ses activités.

Pour manifester sa solidarité :
Sur le blog http://astidrome.blogspirit.com/
Sur l’adresse mail : astiv@laposte.net

L’ASTI doit rester à Fontbarlettes !
Dominique LORMIER