JOURDAN DOIT RESTER A ROMANS

jeudi 13 septembre 2007
par  Les Allobroges de la Drôme

En mai dernier, une enquête était diligentée par le Tribunal de commerce s’inquiétant de la situation financière de l’entreprise Charles Jourdan. M. Bilquez, son PDG et actionnaire principal par le biais du fonds d’investissement Avendis Capital dont il est également le président n’a pas respecté ses engagements. Il devait injecter suffisamment d’argent frais pour relancer la production ce qui n’a pas été fait.

Quoi d’étonnant à cela ? M. Bilquez n’attend qu’une chose : devenir propriétaire à 100% de la marque Jourdan évaluée pour la seule Amérique du Nord à 3 millions d’€uros, sachant qu’il faut y ajouter le Japon, la Russie, l’Amérique du Sud, etc.… Pour cela il doit juridiquement patienter jusqu’au 10 octobre. Mais l’histoire s’accélère. Le fonds d’investissements Avendis Capital aujourd’hui pris dans la tourmente immobilière américaine est à la limite de l’insolvabilité. M. Bilquez va devoir alléger la voilure ce qui fait peser de plus en plus lourdes menaces sur le site de production romanais

L’ombre des licenciements plane à nouveau même si pour l’heure n’est annoncé qu’un projet de transfert d’environ 80 emplois vers une petite PME de chaussures comprenant 12 employés.

On peut légitimement s’interroger sur la faisabilité d’une telle opération.
Et bien sûr, selon un directeur, il ne devrait pas y avoir de licenciements. En tout cas il en serait bel et bien fini de l’activité de production de chaussures de l’entreprise Charles Jourdan à Romans.

On ne nous fera pas croire en l’impuissance totale des pouvoirs publics face à pareille situation. Et cela, à quelque échelon que ce soit du national au local sans oublier les chambres consulaires.

Il y avait sans doute mieux à faire que de se plier aux exigences d’un capitalisme rebaptisé pour la circonstance en libéralisme et de se limiter trop souvent au seul accompagnement social.

C’est pourtant le refrain du : « il n’y a rien à faire, tâchons de sauver les meubles » qui depuis des années, nous a été servi. On sait où conduit une telle pédagogie du renoncement.

Pour les communistes, il s’agit de combattre la fatalité et de tenter d’ouvrir une autre voie. Cela suppose la mobilisation de tous, en particulier des salariés et des citoyens avec leurs organisations, leurs représentants, leurs élus-es.

Nous disons à M. Bianchéri, qu’il serait judicieux d’interpeller le président SARKOZY sur ce dossier, lui qui ne cesse d’en appeler à la valeur travail et de répéter qu’il faut travailler plus.

Travailler plus suppose déjà d’avoir du travail. MM. Bianchéri et Sarkozy, faites respecter le droit de chaque individu à disposer d’un travail digne et correctement rémunéré.

Sans attendre, les communistes affirment leur disponibilité pour proposer, participer et soutenir toute initiative tangible sur ce dossier. Nous faisons la proposition d’une acquisition collective de la marque Jourdan. À cette fin, il serait créé une entité juridique adaptée. Ce serait un premier pas significatif.

Extraits du tract de la section de Romans du PCF