Le 8 mars, journée des droits des Femmes, ne pas confondre avec la fête des mères !

jeudi 3 mars 2016
par  PCF Drôme

Lors du dernier remaniement ministériel, « les droits des femmes » ont été relégués avec « la famille et l’enfant ». Marche arrière toute ! Les droits des femmes ne sont plus une question qui se pose dans tous les domaines de la société ? Belle preuve, s’il en fallait encore, que ce gouvernement n’a rien à voir avec les combats de la gauche.

Les inégalités les plus criantes concernent les salaires (en moyenne inférieurs de 30%), les conditions de travail, de l’accès au travail et aux qualifications, de l’accès aux responsabilités (plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes).
Que dire de la situation des femmes dans le monde : le viol comme arme de guerre (au Kivu en particulier), la situation faite aux femmes par Daech et dans les monarchies du Golfe, les attaques contre les droits à la contraception et l’IVG même en Europe, (subventions au planning familial supprimées par des collectivités dirigées par la droite en France).

L’autre face de la médaille, c’est ce qui se passe dans les têtes (des femmes et des hommes). Ce qui fait dire d’une femme violée qu’elle l’a peut-être bien cherché, que c’est la faute des femmes si elles sont interpellées, sifflées, victimes d’attouchements (leurs tenues, sortir seules…)
De même le fait qu’une femme noire puisse dire à la mère d’un bébé métis « couvre lui la figure, sinon il sera tout noir » (anecdote vécue en Guadeloupe) est le signe de l’intégration dans les têtes de l’infériorité des gens à peau noire (héritage de l’esclavage).
De même les conseils donnés aux filles et aux femmes pour ne pas « s’attirer des ennuis » sont aussi le signe de l’intégration dans nos têtes de l’héritage machiste.
C’est pour l’égalité des droits ET contre toutes les idées rétrogrades qu’il faut plus que jamais continuer à se battre, en ne lâchant AUCUN des deux bouts.
Pour que cette manifestation, vieille d’un siècle, reste celle de la lutte pour l’égalité des droits, de tous les droits. Elle fut proposée par Clara Zetkin en 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes, ce qui fait dire à la sociologue Françoise Picq que le 8 mars « est une tradition communiste, pas féministe ».

Françoise SZYNKMAN