Barrages hydrauliques, tarifs règlementés, le secteur énergétique est menacé par les choix du gouvernement !

jeudi 28 janvier 2016
par  PCF Drôme

Jeudi 21 janvier, les salariés du secteur énergétique se sont mobilisés, avec, pour Rhône Alpes, une manifestation à Lyon de plus de 1500 d’entre eux.

La Fédération de la Drôme du Parti Communiste attire l’attention des usagers, des citoyens et de leurs élus locaux sur les menaces très graves qui pèsent sur notre système énergétique.
Soulignons qu’il est issu du programme du Conseil National de la Résistance, mis en œœuvre sous le gouvernement du Général De Gaulle par un ministre communiste, Marcel Paul.

Ainsi, le système électrique, public et nationalisé, (en partie privatisé par Sarkozy), a permis, depuis 1946, de répondre à l’ensemble des besoins énergétiques, industriels, domestiques, ainsi que pour les services publics, aux tarifs les plus bas de tous les pays développés d’Europe. Avec aussi une émission de Gaz à Effets de Serre, là encore la plus basse des grands pays développés d’Europe, performance que le gouvernement a refusé de mettre en valeur lors de la "COP 21".
Aujourd’hui, la conjonction de la "Loi de Transition Énergétique", dévolue aux objectifs du capitalisme vert et du libéralisme européen menace avec :

la privatisation des barrages hydrauliques (payés par les usagers), qui pourrait priver notre pays de la maîtrise publique de l’eau,
l’annonce de la suppression de 4000 emplois à EDF après la disparition du "tarif règlementé" pour les entreprises et les collectivités territoriales,
la fermeture anticipée de la centrale de Fessenheim que rien ne peut justifier mais coûtera inutilement plusieurs milliards d’euros aux usagers,
l’annonce de la vente de 50% du réseau, public, de haute et très haute tension (RTE)
la sous-utilisation, pour des besoins spéculatifs, des gigantesques stockages souterrains de Gaz situés dans le Nord-Drôme, Tersanne et Hauterives.

De plus, EDF est lourdement pénalisée par la loi NOME (Sarkozy) qui l’oblige à vendre à ses concurrents une partie de sa production nucléaire à un prix inférieur au coût (42 euros le Mégawatt).
Alors que la politique publique de l’énergie devrait conforter EDF dans son rôle stratégique pour répondre aux besoins énergétiques du pays, les choix énoncés ci-dessus, dont le gouvernement est responsable, ne font qu’affaiblir l’entreprise publique au détriment du service public dû aux usagers.

Parallèlement, la contrainte créée pour satisfaire le capitalisme vert sous le nom « d’obligation d’achat », par EDF de l’électricité renouvelable, augmente la facture des usagers de 16% et leur coûte, selon la Cour des Comptes, 70 milliards d’Euros de 2005 à 2020.

C’est pourquoi, le PCF approuve la démarche de lutte des salariés et de leurs organisations syndicales du secteur énergétique. Le PCF préconise, par ailleurs, la création d’un "pôle public de l’énergie" qui engloberait toutes les sources dans le cadre d’un "MIX" énergétique pertinent des points de vue économiques comme écologiques. 

Jean-Pierre BASSET