HÔPITAUX DRÔME NORD Recomposition de l’offre de soins dans la Drôme

jeudi 26 novembre 2015
par  PCF Drôme

La restructuration de l’offre de soins sur notre département s’accélère et s’accentue sur les HÔPITAUX Drôme Nord (HDN).
De façon concomitante et à l’image de ce qui est en train de se mettre en place dans nombre d’autres départements, les décisions ministérielles tombent (il est vrai que nous sommes en automne) !

Pour la PSYCHIATRIE :

Si cela ne semble plus qu’une question de jours, l’ARS prendra sa décision début décembre, tout concourt à réduire fortement la capacité d’hospitalisation de 50 lits à temps complet sur les HDN, l’aire géographique du Nord Drôme (de St Rambert à Pont d’Isère).
Il va malheureusement de soi et bien au-delà des discours et de certains écrits qui se veulent rassurants, qu’il y aura autant de perte d’emplois.

Les projets d’accroissement des prises en charge à travers les structures extra hospitalières (Hôpital de Jour- Centre Médico-Psychologique) apparaissent essentiellement pour tenter d’atténuer les mauvais coups.

Ce type de discours n’est qu’un leurre, car déjà entendu il y a environ 25 ans, avec les conséquences que l’on constate dans nombre de secteurs. En 10 ans, c’est au moins 60 000 lits qui ont été fermés et autant de suppressions de postes avec les conséquences dramatiques hyper médiatisées que l’on connaît.

De plus, cela va tout à fait dans la volonté présidentielle, gouvernementale, ministérielle de diminuer le nombre de fonctionnaires et autres agents de la fonction publique.

La restructuration de l’offre de soins en Psy s’oriente vers plus de mesures coercitives, sécuritaires et même osons le dire ASILAIRES avec de multiples constructions de structures fermées (UMS, UHSA.).
Les lits à temps complet, seront à nouveau concentrés sur un seul et même lieu du département, façon Loi de 1838. Faisant fi d’une véritable réponse de proximité avec les moyens matériels et humains indispensables, avec l’émergence et la création des textes sur la sectorisation au début des années 60.

Pour les SOINS GENERAUX :

Le Ministère de la Santé, sans attendre le vote de la Loi Santé à l’ Assemblée Nationale, a enclenché avec le zèle des ARS et de très nombreux directeurs d’établissement, la mise en œuvre des Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) impliquant sur chacun d’eux, 1 établissement central doté des plateaux techniques correspondants, avec autour de lui les établissements satellites dépecés, auxquels il aura été imposé de se sacrifier pour l’hôpital central.
Pour la Drôme, le Centre Hospitalier de Valence est déterminé comme l’opérateur central de territoire.

Pour les HDN, le ministère après avoir dépêché diverses commissions ministérielles a renvoyé sa copie :
Suppression nouvelle de plus de 40 lits, suppression de lits d’hospitalisation complète en chirurgie, accélération du processus de rapprochement avec le CH de Valence, mutualisation de toutes les activités avec le CHV, réduction de la masse salariale, suppression de postes, réduction des dépenses d’intérim et de CDD, externalisation du bio nettoyage : passage au privé, réduction du PPI (Plan Pluriannuel d’ Investissement) etc...
Et si ces mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement (échéance du 31 mars 2016), alors les HDN seront mis directement sous tutelle ministérielle avec mission diligentée par l’Inspection Générale des Affaires Sociales.

Nous assistons bien là, à la remise en cause globale concertée comme on peut le constater dans nombre de départements, de l’offre de soins sur tout le pays, traduisant ainsi la volonté de privilégier le CAPITAL, le MEDEF, à travers le CICE, le pacte de compétitivité, l’attribution de dizaine de milliards d’euros versés directement en dividendes aux tenants du CAC 40.

Notre pays est riche, y compris de ses connaissances de son savoir mais ce n’est pas ce choix là, « l’HUMAIN D’ABORD » qui est fait.

Les réductions budgétaires, la suppression des postes, etc.. dans l’ensemble de la fonction publique, dans le domaine de la Santé concourt à réduire la réponse indispensable au bien-être et à la vie de millions d’habitants de ce pays.

D’autres choix sont possibles :

Il faut réorienter l’argent, les crédits vers la satisfaction des besoins humains, intellectuels, etc…

La désespérance qui se crée, faisant ainsi le lit de la pensée fasciste n’est pas une fatalité.

Dans cette période particulière d’élections, les listes conduites par les forces progressistes dont le PCF, apparaissent comme une réponse indispensable pour crier notre volonté d’impulser d’autres choix sociétaux.
Le PCF, ses élus, ses militants se mobilisent pour cela.

Faites également entendre votre voix pour plus de justice, pour plus d’égalité, pour plus de partage des richesses, pour une sécurité sociale qui prend en charge à 100 % tous les besoins de santé, POUR LE BIEN COMMUN.

C’est tout le sens de la liste « L’Humain d’Abord avec la gauche républicaine et sociale » conduite par Jean-Michel Bochaton dans la Drôme.

Sections du PCF de St Vallier et de Romans sur Isère