Défendre le service public ferroviaire !

jeudi 19 novembre 2015
par  PCF Drôme

Le déplacement en train est une nécessité pour un grand nombre de salariés, lycéens, étudiants …
Chaque jour, ils sont 155 000 à utiliser les TER en Rhône-Alpes pour aller travailler, étudier et éviter des heures perdues dans les embouteillages.
Le rail est aussi utile écologiquement pour réduire la pollution, tant par le transport de personnes que de marchandises. Son développement est de nature à répondre aux défis de la COP21.

Cependant, la situation des transports se dégrade, les retards se multiplient, les dessertes sont insuffisantes, les gares déshumanisées et les prix trop élevés.
La nouvelle convention TER qui doit être signée pour la période 2016/2022 n’arrange rien. Pire, elle dégrade encore plus le service rendu aux usagers des TER, l’amplitude d’ouverture des gares serait réduite de 2 heures en moyenne, la sûreté et la sécurité des circulations carrément oubliées.
Citoyens, usagers, vous ne pouvez pas continuer de payer de plus en plus cher votre abonnement ou billet de train et avoir de moins en moins de service.

Les gouvernements successifs, ainsi que les majorités régionales semblent privilégier les cars aux trains, les grilles, portails, automates et caméras, à la présence humaine dans les gares .
Aujourd’hui, Macron explique qu’il faut développer les bus nationaux longue distance et la SNCF s’engage dans OuiBus sur 46 destinations. Le prétexte invoqué est qu’il faut que ceux qui ont peu de moyens puissent voyager. En clair, ce qui est dit, c’est que le train est trop cher et qu’ il faut accepter la pauvreté et les inégalités comme une fatalité.
Un car « ouibus » met 11H45 pour faire Marseille-Paris contre 3H30 en TGV. C’est un recul de 60 ans et le retour de la troisième classe !!

Pourtant des solutions euro-compatibles existent :

  • L’état doit faire comme l’ Allemagne et reprendre la dette ( 30 milliards d’euros en ALL) de la SNCF soit près de 44 milliards d’euros en grande partie dus à l’infrastructure, la création et l’extension des lignes à grande vitesse (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)
  • Nécessité de baisser la TVA dans les transports publics à un taux de 5,5% au regard de leur utilité sociale et environnementale.
  • L’application de la prise en charge domicile/travail pour toutes les entreprises, pour les salariés utilisant des publics
  • Rendre obligatoire le versement transport dès le premier salarié dans les entreprises, premières bénéficiaires des transports collectifs pour leurs activités.

Avec ces nouveaux financements la Région Rhône-Alpes et la SNCF pourraient :
Créer 200 emplois sur nos départements (environ 8 millions d’euros, soit moins de 2% du montant de la convention TER) afin de rouvrir des gares
Remettre des agents SNCF dans les gares du premier au dernier train
ouvrir au service voyageur la rive droite du Rhône jusqu’à Avignon et créer 7 AR quotidiens Romans-Bourg Saint Andéol dans un premier temps afin de désengorger l’axe Lyon-Avignon qui arrive à saturation.

Souvenez vous qu’en juin 2014, les députés socialistes, UDI, une partie de la droite, radicaux de gauche et EELV ont voté pour la réforme ferroviaire qui éclate en 3 l’entreprise publique, oblige la future SNCF à dégager coûte que coûte 1,5 milliards d’euros de bénéfices par an au détriment de toutes ses missions de service public et abandonnant un grand nombre de lignes jugées non rentables.

Aujourd’hui comme en juin 2014, les élus du PCF et de Front de gauche seront les seuls à véritablement défendre le service public ferroviaire .

Fabrice Fernandez
candidat sur la liste « l’humain d’abord avec la gauche républicaine et sociale »