GAZA, UN AN APRÈS, OÙ EST LA JUSTICE ?

jeudi 9 juillet 2015
par  PCF Drôme

Le rassemblement à l’appel du Collectif drômois pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ce Jeudi 8 juillet à 17 h à Valence, place Porte Neuve, a montré comme de partout en France, l’importance de tenir bon et d’ amplifier les mobilisations pour les droits légitimes du peuple Palestinien.

A Gaza, un an après la guerre, rien n’a changé. Où est la justice ? Que fait la communauté internationale ?
Il y a tout juste un an, une attaque israélienne de grande ampleur, frappant la bande de Gaza assiégée, a fait 2200 morts, 11000 blessés, des centaines de milliers d’orphelins, d’handicapés, de familles sans abri.
Le 21 Août, le cessez-le-feu laissait espérer un léger allègement du blocus qui étrangle Gaza depuis 8 ans.
Et en Octobre, la Conférence des donateurs au Caire voit fleurir la promesse d’aide à la reconstruction.
Alors Gaza reconstruction ? Non !

Les donateurs n’ont pratiquement rien donné, le blocus est hermétique, y compris au Sud où l’ Égypte du Général Sissi a fermé Rafah. La reconstruction n’est qu’un vague espoir tandis que les pêcheurs sont régulièrement visés par les tirs de la marine israélienne, comme les paysans le sont par les chars sionistes.
Alors que l’eau potable et les médicaments manquent, les Palestiniens de Gaza restent enfermés et leur économie est ruinée.

Les derniers faits d’armes se multiplient et font craindre d’autres attaques criminelles sur Gaza. Le lundi 1er Juillet, 4 bateaux ont quitté la Suède pour rejoindre Gaza. La flottille a été empêchée par l’armée israélienne… Un acte inqualifiable et la « communauté internationale » n’a pas bronché.

Alors, ça suffit ! Il nous faut redoubler d’efforts pour exiger la levée immédiate du blocus de Gaza, sans condition, et la liberté de circulation sur le reste de la Palestine. Nous devons mouiller notre gouvernement et devons tous nous y mettre pour amplifier la " campagne de boycott " qui a un réel impact sur Israël.

Grâce à la pression des associations et des syndicats et l’interpellation publique de l’entreprise Orange, celle-ci a annoncé une modification du contrat qui la liait avec Partner, une société israélienne de télécommunications…
Mais c’est trop peu. Le gouvernement français devrait guider le comportement des entreprises investissant dans les colonies, au regard de ses obligations internationales en matière de droits humains et expliciter de façon claire les risques de violation du droit international, auxquels s’exposent toutes les entreprises françaises opérant dans les colonies .
On le sait, la France est un pays où il est difficile d’implanter le boycott. A plus forte raison, nous devons donc amplifier nos actions et faire pression sur le gouvernement français. Quand il s’agit de militer pour les droits des Palestiniens, la France se montre horriblement répressive et antidémocratique, en décalage complet avec l’opinion publique.
La France considère de façon sélective que boycotter Israël enfreint ses propres lois « anti discrimination ».
C’est tout à fait curieux, car la France impose ou a imposé de nombreux boycotts et sanctions à d’autres pays, parmi lesquels le Soudan, l’Iran ou l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid, sans avoir le sentiment de pratiquer la discrimination à l’encontre d’Arabes, de musulmans ou d’Africains.
Dans ce cas, pourquoi seul le boycott d’Israël serait il considéré comme discriminatoire ?
Quelle hypocrisie !
Pascal MOYSAN


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