Un accouchement décevant

jeudi 2 juillet 2015
par  Philippe LEEUWENBERG

C’est par un tweet de Didier Guillaume du vendredi 26 juin que les Diois ont appris le renouvellement de l’autorisation de fonctionnement de la maternité pour un an. Même si une autorisation « normale » est de cinq ans, il faut mettre cette avancée sur le compte de la mobilisation des Dioises et des Diois avec le Collectif de Défense de l’hôpital de Die. Pétition, manifestation le 11 avril, rassemblement devant la sous préfecture, blocage d’un rond point et du train en gare de Die, reportage télé et radio, réseaux « sociaux », relance courrier et téléphonique du Ministère, et pour la première fois depuis des années, manifestation du personnel de la maternité et du syndicat de l’hôpital auront convaincu la Ministre, de l’attachement de la population à sa maternité et à son service de chirurgie.
La Ministre accouche donc d’une souris (le père doit être un technocrate ou un agent de Bercy) et avec quel mépris ! Il aura fallu attendre d’être à 4 jours de la fin d’autorisation pour recevoir un tweet (les abonnés ont été informés avant le personnel et certains élus !)
Pourquoi un an ? Sur quel critère repose ce choix ? Nous n’en savons rien. Le sentiment d’injustice est fort devant cette décision plus technocratique et financière qu’humaine.
Nous avons un an pour mobiliser la population.
Nous ferons le point et déciderons avec les Diois ce mardi 30 juin de la suite. Les idées ne manquent pas : organiser un grand référendum populaire ? Une grande manifestation pour fêter le 1er mai 1987 (date de la première proposition de fermeture par le préfet) ...
Il suffit de lire les commentaires de la pétition en ligne (http://collectifhopitaldie.org/infos/signataires/) pour comprendre que les Diois connaissent mieux le sujet que la Ministre.
Dans le Diois comme ailleurs, les ministres, les gouvernants, les élus et les technocrates doivent entendre le peuple. Remettre les citoyens au cœur des décisions qui les concernent permettra peut être de redonner goût à la politique.

Philippe LEEUWENBERG