Histoires de café....

jeudi 2 juillet 2015
par  PCF Drôme

Préféreraient-ils la lutte des tasses à la lutte des classes ?

En ce moment, où que je me retrouve, on me parle de café. Le café serait-il devenu un concept dans la guerre idéologique en cours ?

C’est mon collègue tout affolé qui m’annonce qu’Intermarché vient de cesser de mettre en rayon le café de Cuba Legal. C’est ballot, au moment où le blocus des américains commence à se desserrer autour de Cuba.

C’est l’invitation reçue dernièrement autour d’un « café-littéraire » mettant en valeur l’auteur d’un essai très libéral sur la nécessité de « libérer » l’économie. Non merci, j’ai déjà donné !

C’est le Dauphiné Libéré qui n’en finit pas d’annoncer ou relater les « cafés-rencontres » sur les marchés de Valence organisés par le maire UMP Nicolas Daragon, laissant supposer qu’offrir le café aux chalands, c’est une nouvelle étape de la proximité et de la « démocratie participative »…

C’est le « café citoyen » qui, jeudi dernier, réunissaient à Valence les têtes de listes régionales Jean-Charles Kolhaas (EELV), Corinne Morel Darleux (PG), Armand Creus (GU) qui tentent de faire la course sans les communistes aux régionales alors que le bon sens voudrait que le Front de Gauche se rassemble et s’ouvre aux forces vives de nos 12 départements…

C’est Gattaz du Medef qui, lui, veut supprimer la pause-café dans les entreprises et les repas des salariés pris sur le temps de travail, pour instaurer le « choc de compétitivité » qu’il appelle de ses vœux.

C’est le « café-musical » où je suis allé à l’occasion de la fête de la musique et qui, pendant une heure, a poussé la sono au point que je n’ai ni compris ni entendu les textes des chansons, ni mon voisin quand il me parlait tout en me facturant la tasse de café le triple du prix habituel.

Moralité ? J’en déduis qu’il y a café et café et qu’a force de trop vouloir en faire avec de vraies fausses bonnes innovations, on finit par se retrouver dans les mêmes vieilles marmites où l’on fait les mêmes vieilles recettes pour arnaquer les gogos.

Préféreraient-ils la lutte des tasses à la lutte des classes ?
M.D.