Le coup de pioche de Christian ROUX

jeudi 2 juillet 2015
par  PCF Drôme

Bill Gates et Xavier Niel, Robin(s) des bois, mécènes ou voyous ?.

Il y a quelques jours sur la chaîne canal +, chaîne qui fait un peu bobo, mais pas trop mal, à l’invitation du Sire Antoine De Caunes, ont répondu deux hauts personnages très médiatiques de « l’entreprise » qui en jette, j’ai cité les sieurs Bill Gates et Xavier Niel.
Un duo très décontracté et très sympa. On leur donnerait le bon Dieu sans confessions… et notre fric... Eh oui, ces deux lascars aseptisés sont milliardaires en dollars et en euros. Ils s’en vantent. Mais faut pas croire, ce ne sont pas des salauds. D’ailleurs les pseudo journalistes comme J.M Apathie n’ont cessé de leur cirer les pompes. Pas d’agressivité comme avec un communiste ou un délégué syndical. Quel courage !
Ils n’ont pas du tout le genre de ces dames patronnesses guindées, coincées, qui naviguaient en soulevant leurs longues robes pour ne pas les salir dans les ruelles malfamées où attendaient assis, transis de froid et de faim les pauvres hères qui tendaient leur sébiles où quelques sols « tintinnabulaient » de temps en temps.
L’ancêtre des Fondations avait déjà commencé.
Les Laurel et Hardy du plateau se confondaient avec des chômeurs sortant du Pôle-emploi. Des types normaux...
Après nous avoir bien lessivés en nous vendant leurs produits respectifs, ils « redistribuent ».
Comme dirait M.Audiard dans les dialogues de son film « les tontons flingueurs », ils ventilent, ils dispersent habilement ce qu’ils nous ont âprement et subtilement volé...
La légende de Robin des bois voulait qu’il vole aux riches pour distribuer aux pauvres. Une légende !
En effet, pour mes deux compères, sans doute ayant pris conscience qu’ils avaient été trop loin, sont venus sur le plateau de Canal pour se confesser et faire leur Mea Culpa. Quelle humilité ! Quelle conscience ! Philanthropes les deux compères ? Piquer aux pauvres exploités en leur redonnant une misère pour se redorer le blason !
Que nenni, ma chère ! Les gouvernants successifs leur ont donné une arme infaillible : les niches fiscales et le CICE. L’étape suivante, dixit Niel, remplacer la gestion des gouvernements déficiente par celles des Fondations qui seraient mieux à même d’être gérées comme des entreprises.
Ben voilà ! Le roi est mort, vive le roi !
Un peu plus d’impôts, moins de cadeaux, ne permettrait-il pas de soulager la misère de ceux qu’ils ont truandés ? Une meilleure répartition des richesses créées par les salariés ne serait-elle pas une partie de la réponse à la suppression de ces fameuses fausses solutions que sont les Fondations ?
Oui, mais là, il faudrait qu’un peu moins de gens bavent de jouissance devant la réussite de ces deux personnages un peu cyniques. C’est l’histoire du Loto : beaucoup se font plumer pour 1 gagnant.
Peut-on espérer que nos gouvernants successifs agissent avec autant de « sympathie » envers ceux qu’ils sont censés représenter ? Rien n’est moins sûr...
« Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine » Louise Michel

Christian ROUX