Alerte au service public SNCF en Rhône-Alpes

vendredi 26 juin 2015
par  PCF Drôme

En Janvier 2015, le Conseil Régional Rhône Alpes a voté le cahier des charges de la future convention TER 2016- 2021. Après la réponse donnée par la direction SNCF, des négociations vont s’engager d’ici la fin du troisième trimestre.
Les syndicats, la CGT en premier, ont tiré le signal d’alarme auprès des usagers. Le projet est bien en deçà du service existant.

En effet, Le Conseil Régional révise à la baisse et stoppe la politique de progression de l’offre, en augmentation notable depuis 18 ans. Il exprime le maintien du nombre de trains mais avec une réaffectation sur des lignes principales. Les nouvelles dessertes seraient arrêtées malgré des besoins toujours plus importants (Lyon-Trévoux, réouverture rive droite du Rhône).
Certaines liaisons seraient privatisées (RER Franco Genevois- Annemasse-Genève).

Entre 1998 et 2006, l’offre a augmenté de 30 % avec une fréquentation de +69 %.Entre 2007-2015, elle a évolué de 14 % avec une fréquentation de 25 %.
Ces chiffres démontrent le véritable besoin des usagers pour l’utilisation du rail, le service public est efficace. C’est bien dans cette orientation que la politique de desserte doit être poursuivie.

Les demandes de rabais du Conseil Régional pour les cinq prochaines années sont un mauvais coup pour le service public ferroviaire. Le train est un transport collectif sûr, rapide et écologique sur lequel les pouvoirs publics doivent investir pour le développer.
D’autres secteurs du transport seront visés. L’ouverture des gares subirait des plages horaires détériorées. Mais fait nouveau, le Conseil Régional exige des points extérieurs à la gare ou tenus par des personnels non SNCF et payés par les collectivités locales. Dans les autres gares, une seule période de pointe serait privilégiée .

Pour permettre un service public ferroviaire de qualité, l’ouverture de toutes les gares du premier train au dernier est nécessaire pour la vente, les informations, la sûreté dans les gares.
Un autre point exigé par le Conseil Régional est la suppression des contrôleurs sur certaines relations très fréquentées.
Le contrôleur a un rôle de préservation des recettes, de mission de sécurité des circulations, montée/ descente des trains, aide aux voyageurs en difficultés. S’ils étaient supprimés, cela remettrait en cause la sécurité des usagers .

Par contre, nombre de problèmes véritables et vécus par les usagers restent non résolus. Mais, la vétusté des infrastructures n’a pas été effective, pas ou peu d’investissements de la part de l’État… Avec la multiplication du nombre de trains, les retards se sont accumulés à cause des manques de moyens financiers et humains.

Et le désengagement de l’État refusant de surcroît de traiter l’endettement du système ferroviaire reste un frein pour le développement du TER .Un plan d’urgence sur les infrastructures ferroviaires et une maintenance de proximité pourrait réellement améliorer le quotidien des usagers .

Nous, cheminots, citoyens, élus, usagers, appelons les pouvoirs publics à s’orienter vers une politique de service public ferroviaire de qualité supprimant la politique d’austérité du Conseil Régional en pesant sur les discussions en cours pour garantir un développement de l’offre ferroviaire .

Pascal GIRARD, cheminot, conseiller municipal PCF/FDG Valence