SOLIDAIRES DES GRECS ET DE LEUR DIGNITE

vendredi 26 juin 2015
par  Pierre TRAPIER

SOLIDAIRES DES GRECS ET DE LEUR DIGNITÉ !

C’est devant la banque HSBC de Valence que le PCF a appelé ce jeudi à se mobiliser pour soutenir les Grecs contre les usuriers. Lieu hautement symbolique ! HSBC qui compte de nombreux gros bonnets grecs dans ses clients s’est révélée être à la pointe de l’évasion fiscale avec des centaines de milliards soustraits au fisc …

« N ’écoutez pas les eurocrates ! » déclarera Jean Marc Durand au nom des communistes drômois dans son intervention. Face aux usuriers qui saignent la Grèce depuis des années, Alexis Tsipras n’a pas plié. N’importe quel observateur sérieux doit reconnaître que le ton de ceux qui veulent mettre à genoux le peuple grec vient de changer et que les mobilisations populaires dans les capitales européennes y sont évidemment pour quelque chose …. Alexis Tsipras a tenu ferme sur des exigences qui constituaient autant de lignes rouges à ne pas dépasser, comme le refus d’augmenter la TVA sur les produits de nécessité ou de l’énergie, un souhait du FMI. Le bras de fer continue. Le dossier des retraites par exemple reste explosif .
Sans parler de la question de la dette elle-même, sur laquelle les marchés financiers, notamment les banques françaises et allemandes très investies en Grèce, se sont engraissées, bénéficiant du secours de la BCE et du FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui leur a massivement racheté des titres de la dette grecque. Le péquenot du coin croit payer pour la Grèce alors qu’il paie pour le Crédit Agricole ou la Deutsche Bank !

Une dette grecque non seulement « insoutenable » économiquement mais aussi « illégitime » comme le précise le rapport de la Commission d’audit de la dette publique lancée par la Présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou. Par exemple, il s’avère qu’au cours des quatre premiers mois de 2015, Athènes a versé à ses créanciers, rien qu’en intérêts rémunérant les prêts accordés, 2,6 milliards d’euros, soit 1 milliard de plus que l’État grec doit rembourser au FMI à la fin du mois de juin !

Face aux usuriers qui craignent que la résistance grecque soit contagieuse en Europe, dans le bras de fer qui oppose Athènes à la Troïka, la solidarité du peuple français doit se faire entendre et porter haut l’exigence d’un autre avenir européen.

Pierre TRAPIER