APAVE : Lettre ouverte au Préfet, aux Maires et aux députés

mardi 16 juin 2015
par  PCF Drôme


RENDONS UTILE L’ARGENT PUBLIC,
RENDONS PUBLIC L’ARGENT STERILE !

Ce 15 juin, les salariés de l’APAVE étaient appelés par leur intersyndicale à une journée de grève pour les salaires, les conditions de travail et l’emploi en CDI. Ce mouvement national a été bien suivi avec 30 à 50 % de grévistes selon les sites.
A l’issue d’une troisième séance de NAO (négociation annuelle obligatoire), les directions s’arque boutent sur leurs propositions salariales : + 0,3 % et 0 % pour les cadres, rien sur l’emploi et les conditions de travail.
L’Association des Propriétaires d’Appareils à Vapeur et Electriques (APAVE) existe depuis le 19ème siècle et compte aujourd’hui sur le territoire national, 10 000 salariés dans 140 agences. Ils sont 80 en Drôme-Ardèche. Sa mission principale est le contrôle de conformité des installations industrielles et publiques dans de très nombreux domaines ; sa responsabilité est de certifier la sécurité et le bon état des appareils utilisés à l’usine, sur les chantiers, dans les établissements recevant du public.
Au regard des compétences exigées et des responsabilités engagées, l’APAVE emploie une forte proportion de cadres et assimilés.
Alors pourquoi l’APAVE ne répond-elle pas mieux aux revendications des salariés ? A cause de la crise peut-être ? NON car comme de nombreuses entreprises, l’APAVE réalise de gros excédents financiers sur ses activités et en plus elle bénéficie de 13 Millions d’euros par an au titre du CICE, ce qui équivaut à 6 % de la masse salariale. Au vu de ces chiffres, les salariés devraient se satisfaire de 0 à + o, 3 % sur leur feuille de paye !
Mais à quoi donc sert cet argent public ?
Si l’on doit supporter d’être surveillés, épiés et filmés sur toutes les coutures, nous devrions au moins pouvoir contrôler l’utilisation des fonds publics auparavant destinés au service public, à la protection sociale, aux équipements collectifs, aux hôpitaux….
A l’APAVE, comme ailleurs trop souvent, l’argent public déversé à la pelle ne va ni aux salaires, ni à l’emploi. Le recours à l’emploi précaire est la règle. Pas un CDD transformé en CDI ! Pas un emploi créé alors que le CICE était fait, selon les annonces gouvernementales, pour aider les entreprises à créer des emplois. Du fait de l’accroissement et de la complexité des normes, le besoin en emplois stables et qualifiés est une nécessité, les contrôleurs se plaignent des contraintes de plus en plus fortes en terme de productivité ; leurs responsabilités sont engagées et notre sécurité pourrait en pâtir comme par exemple dans les écoles où s’effectuent « des contrôles en patins à roulettes » c’est-à-dire 30 % de temps en moins pour un travail qui ne supporte pas l’à peu près…
L’argent du CICE est investi dans de coûteux logiciels destructeurs d’emplois administratifs. L’essentiel de l’argent public est utilisé à l’acquisition de sociétés à l’étranger, y compris dans certaines dictatures comme la Birmanie.
Nous sommes pleinement solidaires des salariés dans leurs revendications, nous sommes totalement concernés car il en va de notre sécurité et de l’utilisation de notre argent.
Nous interpellons toutes les autorités publiques et les élus pour que les salariés de l’APAVE soient enfin respectés et entendus dans leurs revendications salariales pour l’emploi stable et les conditions de travail.
Nous exigeons que l’argent public, qui nous a été subtilisé, soit rendu à la collectivité sous la forme d’augmentations significatives des salaires et d’investissements créateurs d’emplois.
Sur ces questions, nous sollicitons une rencontre dans les meilleurs délais.

Signataires :

Pascal GIRARD, conseiller municipal PCF/FDG
Jean-Michel BOCHATON, Président de l’ADECR 26
Chantal GAMEL-BERARD, conseillère municipale FDG - Portes Citoyenne
Jean-Marc DURAND, conseiller municipal de Romans, membre du Conseil National du PCF
Jean-Luc FARGIER, secrétaire section PCF de Valence.