POUR QUE CE QUI A GERME A PARIS FLEURISSE EN PALESTINE

jeudi 4 décembre 2014
par  Pierre TRAPIER

Samedi 29 novembre, la journée internationale de soutien au peuple Palestinien célébrée chaque année, aura fait à nouveau battre le pavé à ceux qui soutiennent sans relâche, la revendication d’un État souverain. Ce rassemblement, à l’appel du collectif Drômois avait un goût de déjà vu, sauf que la mobilisation s’adressait cette fois-ci, avec plus d’insistance, à la représentation nationale. Celle-ci, au pied du mur, avait à se prononcer sur la reconnaissance de l’ État palestinien.

C’est ce qu’ont fait quelques jours plus tard les députés français. Par 339 voix pour et 151 voix contre, l’Assemblée Nationale a invité le gouvernement à "reconnaître l’État de Palestine". Ce vote qui pointe la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens est d’une grande portée politique. Les députés communistes ont demandé cet acte à vingt-quatre reprises aux gouvernements qui se sont succédé et, cette fois-ci, l’occasion n’a pas été manquée. La majorité des Français aspirent désormais à pouvoir regarder la tête haute leurs amis du Proche Orient quand ils ont dû la baisser après le soutien de François HOLLANDE aux massacres de Gaza. Ce vote doit les encourager à amplifier la mobilisation et leur détermination.
Ce résultat est un vote pour la paix.

Après que la Palestine se soit invitée à l’Assemblée Nationale, le Sénat se prononcera à son tour le 11 décembre à l’initiative des sénateurs communistes.
Comme le rappelait Marc FERRAPIE de l’AFPS devant la Préfecture, tout ou presque reste à construire et de citer Nelson Mandela qui a dit en son temps "que les Sud-Africains ne se sentiraient pas complètement libres tant que les Palestiniens ne se sentiraient pas libres".

Sachons-le, le vote de la résolution à l’Assemblée Nationale ne doit pas être l’expression de la bonne conscience mais doit désormais obliger le gouvernement français conduit par François HOLLANDE à reconnaître l’État de Palestine comme 135 pays l’ont déjà fait et à faire aboutir une résolution juste et claire au Conseil de sécurité de l’ONU afin de faire avancer le processus pour bâtir un État viable pour les Palestiniens.
Parmi les institutions politiques qui pourraient faire infléchir les politiques de colonisation d’Israël, l’Union Européenne fait partie des mieux placées. Il suffirait pour cela de faire respecter l’article 2 des accords d’associations signé en 2000 entre Tel Aviv et Bruxelles stipulant que les relations entre Israël et l’Union Européenne "devront s’appuyer sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques qui guident leurs politiques intérieures et internationales". Ces principes ont été systématiquement violés par Israël.
Chacun a bien conscience que si un pas en faveur de la paix a été franchi, tout reste à faire. Nous devons tous savoir que le gouvernement israélien ne veut pas la paix comme en témoignent les récentes déclarations de NETANYAHOU pour mettre les bouchées doubles dans l’extension des colonies. Nous sommes conscients, instruits par l’histoire, que nous sommes encore très loin d’une paix juste et durable pour les Palestiniens.

Pour l’heure, il serait inconcevable que le gouvernement ne reconnaisse pas officiellement la Palestine au lendemain du vote au Parlement.

Et nous, militants inlassables de la cause palestinienne, nous ne baisserons pas la garde et encore moins le combat. Nous ne cesserons d’amplifier le boycott d’Israël tant que ne sont pas reconnus les droits à la liberté et à l’égalité pour le peuple Palestinien. Comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud de l’Apartheid, nous devons exiger l’arrêt de toute collaboration militaire et de tous les privilèges obtenus par Israël qui jouit actuellement des avantages accordés aux pays européens, sans en accepter les obligations.


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